
IL PLEUT DE LA CENDRE SUR MON CORPS
Introduction — piano sombre, vent lointain, voix masculine murmurée Hummmm… hummmm… Ooooooh… ohhhhh… Le ciel est noir… L’air est lourd… Et sur ma peau… Il pleut de la cendre… Hhhhh… je sens le froid… Mais à l’intérieur… tout brûle encore… Couplet 1 — voix grave, lente et fragile Le ciel a perdu toutes ses couleurs, Les rues sont couvertes de mes anciennes douleurs, Je marche seul dans ce décor brûlé, Avec tous ces mots que je n’ai jamais criés. Chaque pas soulève un peu du passé, Des souvenirs que le vent vient déposer, Je regarde mes mains, elles tremblent encore, Comme si mon âme avait perdu le nord. Pré-refrain — cordes qui montent, chœurs lointains Et le vent murmure mon histoire, Des morceaux de moi tombent dans le noir, Je voudrais partir, je voudrais m’enfuir, Mais même les ruines refusent de dormir… Refrain — voix puissante, grands chœurs dramatiques Il pleut de la cendre sur mon corps, Comme si le ciel pleurait mes remords, Je porte les traces d’un monde en feu, Des milliers de silences au fond des yeux. Il pleut de la cendre sur ma peau, Et mon cœur se noie sous les morceaux, Tout ce qui brûle laisse une trace, Mais même dans les cendres, rien ne m’efface ! (Chœurs en écho) De la cendre… de la cendre… Ooooooh… sur mon corps… De la cendre… de la cendre… Mais je respire encore… Couplet 2 — voix plus intense, percussions lentes J’ai vu des saisons mourir sans bruit, Des portes se fermer au milieu de la nuit, J’ai gardé debout ce qu’il restait de moi, Même quand je ne savais plus pourquoi. Mes vêtements portent la poussière des années, Des batailles que personne n’a remarquées, Et sous cette cendre qui recouvre mon cœur, Il reste une braise qui refuse la peur. Pré-refrain — montée orchestrale Le vent peut souffler, le ciel s’effondrer, Je ne suis pas seulement ce qui a brûlé, Même si le passé revient me poursuivre, Il reste en moi quelque chose qui veut vivre… Refrain — chœurs plus puissants Il pleut de la cendre sur mon corps, Comme si le ciel pleurait mes remords, Je porte les traces d’un monde en feu, Des milliers de silences au fond des yeux. Il pleut de la cendre sur ma peau, Et mon cœur se noie sous les morceaux, Tout ce qui brûle laisse une trace, Mais même dans les cendres, rien ne m’efface ! (Vocalises) Hummmm… ooooooh… Hhhhh… je suis encore là… Ooooooh… malgré tout ça… Pont — piano seul, voix murmurée puis montée progressive Regarde-moi… Je ne suis pas qu’un champ de ruines, Pas qu’une histoire qui se termine, Pas qu’un corps couvert de poussière… Je suis la braise sous la pierre, Le dernier feu dans l’hiver, Et même si le ciel me condamne, Je garderai du feu dans mon âme ! (Chœurs graves, appel et réponse) Voix principale : Que tombe la cendre ! Chœurs : Je tiendrai encore ! Voix principale : Que brûle le monde ! Chœurs : Je trouverai ma force ! Voix principale : Je ne suis pas mort ! Chœurs : Tu respires encore ! Dernier refrain — explosion orchestrale, voix puissante et chœurs majestueux Il pleut de la cendre sur mon corps, Mais je suis bien plus fort que mes remords, Je porte les marques de mes combats, Mais aucune poussière ne m’effacera ! Il pleut de la cendre sur ma peau, Mais une flamme grandit sous les morceaux, Et quand le vent emportera les traces, Je me relèverai au milieu des cendres ! (Chœurs grandioses) Au milieu des cendres ! (Des cendres !) Je suis encore là ! (Encore là !) Que le ciel s’effondre ! Je ne m’effacerai pas ! Ooooooooh… hummmm… Je respire encore… Je respire encore… Outro — piano lent, voix basse, pluie de cendre qui s’apaise Il pleut de la cendre sur mon corps… Mais sous la poussière… Il reste une lumière… Hummmm… ooooooh… Je ne suis pas la fin… Je suis ce qui reste… Après le feu… (Dernier souffle, puis silence.)

