
Le vent siffle entre les tours, les rues connaissent nos détours, les grands sourient, la main sur l’cœur, pendant qu’nos frères purgent des erreurs. Y’en a qui trichent dans les salons, d’autres qu’on juge pour un bouton, les dés sont jetés depuis longtemps, mais nous on marche droit, lentement. Ils effacent tout d’un mot, d’un geste, pendant qu’nos vies passent les tests, on tient bon, sans promesse, juste l’âme propre, même sous la presse. On sait qu’la justice n’a plus d’poids, quand les billets servent de foi, alors on prie, mais pas pour eux — pour nous, pour toi. Signe ça, signe ceci, et l’affaire s’classe, comme si d’rien n’était, quelques papiers glissés sous tapis, quelques billets pour sceller la paix. Signe ça, signe ceci, pendant qu’nos gars tombent pour des miettes, eux s’rincent les mains, l’air poli, nous on garde la tête honnête. Signe ça, signe ceci, leur monde brille mais tout s’ternit, Signe ça, signe ceci, nous on tient debout, même sous l’oubli. Signe ça, signe ceci, Ils parlent d’ordre et d’honneur, avec les poches pleines d’erreurs, on sait qu’la vérité s’achète, quand t’as l’bon stylo, la bonne cravate. Mais dans nos blocs, y’a d’la lumière, des mères fortes, des prières, on n’a pas d’sceau, pas d’cachet, mais nos valeurs sont signées à jamais. Le silence pèse dans les couloirs, leurs secrets dorment sous le miroir, on sait tout, mais on garde le calme, nos cœurs, nos âmes, nos armes. Et quand l’nouveau jour s’élèvera, on rira d’leur fausse aura, car la vérité s’cache dans nos voix. Signe ça, signe ceci, et l’affaire s’classe, comme si d’rien n’était, quelques papiers glissés sous tapis, quelques billets pour sceller la paix. Signe ça, signe ceci, pendant qu’nos gars tombent pour des miettes, eux s’rincent les mains, l’air poli, nous on garde la tête honnête. Signe ça, signe ceci, leur monde brille mais tout s’ternit, Signe ça, signe ceci, nous on tient debout, même sous l’oubli. Signe ça, signe ceci, J’vois leurs reflets dans les vitres, leurs sourires froids, bien écrits, mais tant qu’la rue respire encore, on signe nos vies à l’encre du corps.

