
[INTRO — claviers analogiques dramatiques très espacés, basse bondissante seule puis guitare électrique sèche en motif court. Montée progressive. VOIX MASCULINE TRÈS PROCHE, NETTEMENT DEVANT, presque sans effet] On a courbé le dos sous l’orage On a ravalé toute notre rage On garde trop de silences en nous… Mais pas cette fois ! Non, pas cette fois ! [COUPLET 1 — duo masculin/féminin. Batterie retenue et sèche. BASSE MÉLODIQUE TRÈS LISIBLE. Guitare électrique en ponctuation, clavier en arrière-plan. Les voix restent au premier plan] Ils ont la lumière à tous les étages Des ascenseurs qui montent sans arrêt Nous, on connaît les cages d’escalier, Les portes qui claquent, les fins de mois serrées. Ils passent au-dessus de nos fenêtres, Sans regarder les gens qui bataillent, Ils parlent d’avenir derrière leurs vitres, Pendant qu’en bas, la ville travaille. [REFRAIN — ouverture forte mais très lisible. VOIX LEAD DEVANT. Batterie acoustique ample, basse mélodique dominante, guitare électrique sèche en réponses, synthés larges mais espacés. Chœurs gospel uniquement sur les fins de phrases] Ne laissons plus passer nos envies ! On n’a qu’un passage, une seule vie ! Qu’ils gardent leurs palais de glace, Nous, on gardera nos petits jours. Debout, même au milieu du chaos, On fera chanter les murs d’en haut ! Ne laissons plus passer nos envies ! Puisqu’on est encore là, debout ! [COUPLET 2 — voix féminine claire et présente. Batterie presque absente, basse seule avec guitare acoustique ponctuelle et clavier très léger. Beaucoup d’espace] Au café du coin, les chaises se vident, Les mêmes nouvelles tournent en boucle, Mais derrière les rideaux des cuisines, Il reste des gens qui retroussent leurs manches. On repeint les murs quand tout devient gris, On fait sécher le linge sur les balcons, On met deux plantes près de la fenêtre, Et ça suffit pour faire entrer le printemps. [COUPLET 3 — voix masculine chaude et granuleuse, très proche. Guitare acoustique et électrique en dialogue précis. Batterie souple, basse discrète] J’ai pris des pinceaux et de la couleur Pour repeindre l’ombre de mes frayeurs, Étaler de l’azur sur les fêlures, C’est peut-être fou… mais l’espoir dure. J’ai remis deux chaises devant la maison, Pour regarder passer les saisons, Un voisin m’a parlé dans l’escalier, On s’était croisés cent fois sans se parler. [PONT — rupture nette. BASSE + BATTERIE SEULES. Puis guitare électrique et claviers entrent progressivement. Tension croissante, chaque instrument distinct] On laissera leurs grands discours Refroidir tout seuls au fil des jours, On ressortira le barbecue, Les brochettes… un point c’est tout. On fera danser nos soucis Au rythme des vagues et du vent, Puisqu’on ne sait pas pour combien de temps, Autant vivre maintenant. [REFRAIN FINAL — pleine puissance contrôlée. VOIX LEAD AU-DESSUS DU MIX. Basse très présente, batterie ouverte, guitare électrique incisive, synthés larges mais jamais envahissants. Chœurs en soutien, jamais devant] Ne laissons plus passer nos envies ! On n’a qu’un passage, une seule vie ! Qu’ils gardent leurs palais, leurs grands discours, Nous, on protégera nos petits jours. Debout, même au milieu du chaos, On fera chanter les murs d’en haut ! Ne laissons plus passer nos envies ! Puisqu’on est encore là, debout ! [FINAL — chute brutale. VOIX SEULE TRÈS PROCHE, clavier minimal. Dernière montée courte des chœurs] Et quand demain frappera à la fenêtre, On sera là, même si le vent nous emporte On aura gardé nos envies, Et cette fois… On ne les laissera pas repartir. [DERNIÈRE MONTÉE — tous les musiciens reviennent, mais chaque élément reste séparé et lisible. Dernier “Pas cette fois” suspendu] Ne les laissons pas repartir… Pas cette fois… Pas cette fois. [FADE OUT — synthé analogique + guitare électrique claire, sans ambiance live]

