
(Verse 1) Des murmures dans l’air du matin, Comme des cailloux lancés sans souci. Nous parlons si vite que nous voyons à peine Les vagues que nous projetons sur la mer. Une plaisanterie qui fait mal, un mot prononcé sous le coup de la colère, Cela reste longtemps, impossible à effacer. Nous construisons ou détruisons par nos paroles, Mille ondulations chaque jour. (Chorus) Les mots ne s’effacent pas, ils voyagent, ils trouvent leur chemin, Comme des pierres que nous lançons de nos propres mains. On ne sait jamais jusqu’où ils vont, Une blessure silencieuse, une lueur constante. Un mot doux, un ton moqueur, Chaque mot trouve un cœur où se poser. Alors choisis ta voix, choisis ce que tu envoies, Car les mots ne s’arrêtent pas là où tu le souhaites. (Verse 2) J’ai prononcé des mots que je regrette aujourd’hui, Des jours que j’aimerais pouvoir oublier. Mais chaque blessure, chaque partie brisée, M’a appris à parler avec plus de bienveillance. Un mot doux peut changer le cours des choses, Transformer la façon dont quelqu’un voit sa vie. Alors maintenant, j’essaie de parler avec attention, Et d’offrir ce qui est bienveillant et juste. (Chorus) Les mots ne s’effacent pas, ils vivent, ils grandissent, Dans les cœurs, sans que nous le sachions. Tu plantes une graine, tu allumes une flamme, Tu donnes à la douleur un tout nouveau nom. Un rire insouciant, un encouragement nécessaire, Ce que tu dis reste, de près ou de loin. Alors parle avec soin, avec amour, avec grâce, Ta voix laisse des traces, laisse une empreinte. (Verse 3) J’ai été celle qui avait besoin de grâce, Et j’ai aussi laissé une trace douloureuse. J’ai relevé quelqu’un par mes paroles, Et je l’ai démoli, puis j’ai détourné le regard. C’est étrange comme les mots peuvent faire les deux, Tels des vents doux ou des ailes brisées. Nous ne sommes pas que des échos — nous sommes le commencement, De ce que nous déposons dans chaque cœur. (Chorus) Les mots ne s’effacent pas, ils résonnent loin, Comme un tonnerre qui gronde au loin. Alors, élève-les ou détruis-les, Tu façonnes le ciel, tu peins le son. Une main secourable ou une froideur, Tout est dans les histoires que tu as racontées. Alors, que ta voix soit bienveillante et sincère, Le monde t’écoute… toi. (Outro) Des ondulations dans une mer calme et vaste, Ce que tu dis devient un souvenir. Alors, quel sera ton écho ?

