
Deuxième tour
Refrain La première, j'allais sans carte, Je ne savais rien du chemin, Cette fois, la brume s'écarte, Je sais déjà tout de demain. Bientôt, le poison dans mes veines, Et vous, vous n'avez pas de veine. Couplet Sur l'écran, une tache, Une ombre qui s'attache, Il dit : « C'est revenu », Pas comme convenu. Bien avant la raison, Je pense à la maison, Aux enfants qui m'attendent Et sans un mot m'entendent. Refrain La première, j'allais sans carte, Je ne savais rien du chemin, Cette fois, la brume s'écarte, Je sais déjà tout de demain. Bientôt, le poison dans mes veines, Et vous, vous n'avez pas de veine. Couplet Je sais la perfusion, Je n'ai plus d'illusion, Agenouillé, en prière, Le ventre en marche arrière, Fatigue, un corps de sable Que l'escalier accable, Je compte sur mes doigts Les jours que je vous dois. Refrain La première, j'allais sans carte, Je ne savais rien du chemin, Cette fois, la brume s'écarte, Je sais déjà tout de demain. Bientôt, le poison dans mes veines, Et vous, vous n'avez pas de veine. Couplet Tu ris un peu trop fort, Et je vois ton effort, La nuit, tu lis en ligne La courbe, la maligne, Nos deux grands font semblant, Le sourire tremblant, Et je sens, animal, Que je vous fais du mal. Refrain La première, j'allais sans carte, Je ne savais rien du chemin, Cette fois, la brume s'écarte, Je sais déjà tout de demain. Bientôt, le poison dans mes veines, Et vous, vous n'avez pas de veine. Pont Il me reste une mèche, À peine une flammèche, Je l'offre à qui d'abord ? À vous, pour être là, Ou pour vivre au-delà ? Je chavire à bâbord. Couplet Si je rate leurs fêtes, Leurs gains et leurs défaites, Si tu portes les courses Pour garder mes ressources, Chaque heure que je dors Vous coûte une heure d'or, Guérir, c'est vous voler, Donner, c'est m'envoler. Refrain La première, j'allais sans carte, Je ne savais rien du chemin, Cette fois, la brume s'écarte, Je sais déjà tout de demain. Bientôt, le poison dans mes veines, Et vous, vous n'avez pas de veine. Couplet Un soir, tu m'as dit : « Dors, Nous, on tient. On t'adore. » Guérir n'est pas voler, C'est rendre et consoler. Nos grands font la cuisine Avec un bruit d'usine, Et toi, tu ris moins fort, Sans faire aucun effort. Outro Je repars, cette fois, sans chemin et sans carte, Vous marchez près de moi, et la brume s'écarte, Je doute, donc je vis : pardon, monsieur Descartes.


