
Arduinna a sorti il y a quelques jours de cela une chanson qui s'appelle "vivre rouge". L'idée de faire une "réponse" en pilule bleue me bottait bien. En commençant à écrire, je me suis rendu compte que j'allais prendre un autre chemin. Quelque chose de bien plus grand pour moi. Et voilà comment est né ce texte. Sans Arduinna, cette chanson n'existe pas. Sinon, gros taf sur l'orchestration grâce aux différents prompts et tags. La voix, c'est la mienne, elle se modifie quelque peu sur la fin (je parle pas des choeurs, je parle de ma voix :-). Mais ça me fait une bonne base de travail pour mes prochains cours de chant. Et surtout ce texte a une saveur particulière pour moi. [Verse 1] Mourir Je vais mourir un jour Mais en attendant je vais vivre Toutes les vies à la fois Celles qui sont écrites dans les livres Celles qui sont cachées dans le jour Celles dont je ne sais pas si elles traînent à la surface Celles qui vous suivent à la trace [Verse 2] Mûrir Ça c'est pas encore au programme Ça fait des années que je suis en apnée Je sais même plus où sont passés mes 21 grammes Je sais plus depuis que je suis né Si c'est dans le silence ou le plus grand vacarme Que je dors le mieux Que j'expire le mieux, que j'espère le mieux Ce futur qu'on m'avait vendu, juste avant qu'on soit vieux [Verse 3] C'est pas pire En fait j'en sais rien, foutre rien tout ça c'est dans la tête Tout ça c'est juste dans la tête Ça doit être vrai tout le monde le dit La pilule bleue, matin, midi et soir Avec le verre de quotidien, pour bien avaler, bien boire Si t'en veux pas tu te prépares des lendemains au purgatoire Mais c'est rien Ça me va, comme cette chanson sans refrain [Verse 4] Mourir La belle affaire, c'est le grand Jacques qui en parlait le mieux C'est à quel âge que c'est conseillé de vraiment croire en dieu ? Croire, enfin, à quelque part, À deux pas du hasard Tes yeux ça me suffit à penser qu'aujourd'hui c'est pas si mal Qu'hier est passé bien trop vite, dans ce foutu carnaval Ta voix c'est ce qui réduit l'inutile au silence Avec ton rire qui emporte tout Avec ton cul qui efface tout Quoi je suis vulgaire et alors je m'en fous Je m’en fous [Verse 5] Alors mourir, et alors quoi ? Un jour on sera plus rien qu'un tas de sable Mais en attendant que le destin me foute sur le râble Demain, dans un an, dans dix ans ou plus tard Je vais porter mes mots et ma voix comme un étendard [Verse 6] Et je vais crier à en être sourd A mettre d'accord tous les contre et les pour A exaspérer l'instant Je t'aime du bout des vers, un je t'aime si évident Qu'il me suivra jusqu'à la tombe, ou dans les cendres Je t'aime, le reste, c'est juste bon à se pendre Avec toi je veux vivre Avec toi je vais vivre

