
On arrive tôt, bottes dans la rosée,
[Verse 1] On arrive tôt, bottes dans la rosée, Les outils rouillés, les horaires décalés. Le jardin n’est plus qu’un champ en jachère, Un chaos vert sous le regard des visiteurs en colère. On court d’un coin à l’autre sans mission, On plante, on déplante, sans direction. Pendant que les boss distribuent des billets rose. Et quand on lève la main pour s’expliquer, Y’a “Mou Mou” qui vient tout minimiser… [Chorus] Malheureusement, c’est pas possible, Malheureusement, on n’a jamais eu de prime. Malheureusement, ces négo sont confidentielles, Malheureusement, les fériés c’était une erreur. Malheureusement, l’horaire va rester ainsi, Malheureusement, ce sont les besoins opérationnels L’employeur peut tout faire, Et nous, ben on respire l’enfer. [Verse 2]Plus d’secteurs, plus de repères, Une guerre froide entre le sol et les airs. Les cadres parlent par silence radio, Le climat est lourd, comme en juillet sans vent, Une saison plate, un été étouffant. on désherbe comme des réguliers Mais qui s’en soucie dans ce chaos des mosaiques ? [Break] Les gars baissent les bras, y’a plus d’union, Le local syndical sonne comme un vieux caisson. On dirait qu’ils sont là pour gérer la paix, Pas pour mener la guerre qu’on voudrait faire en secret. Les négos? Un brouillard, on sait même pas c’qu’ils disent. Mais chaque fois qu’on questionne, c’est toujours la même crise : [Chorus] Malheureusement, c’est pas possible, Malheureusement, on n’a jamais eu de prime. Malheureusement, ces négo sont confidentielles, Malheureusement, les fériés c’était une erreur. Malheureusement, l’horaire va rester ainsi, Malheureusement, ce sont les besoins opérationnels… L’employeur peut tout faire, Et nous, ben on respire l’enfer.

