[Intro : Prechorus] "Et cet excès des mots sur le sens, ce fut bien ce qui m'attira, pour ma part, quand je vins à la poésie, dans les rets de l'écriture surréaliste. [Verse] Quel appel, comme d'un ciel inconnu, dans ces grappes de tropes inachevables! Quelle énergie, semblait-il, dans ces bouillonnements imprévus de la profondeur du langage! [Bridge: Chorus] Mais, passée la première fascination, je n'eus pas de joie à ces mots qu'on disait libres. J'avais, [Build-up : Verse] dans mon regard une autre évidence, nourrie par d'autres poètes, -celle de l'eau qui coule, du feu qui brûle sans hâte, [Fade out] de l'exister quotidien, du temps et du hasard qui en sont la seule substance; et il me sembla assez vite que les transgressions de l'automatisme étaient moins la surréalité -souhaitable, au-delà des réalismes trop en surface de la pensée contrôlée, [Bridge : Outro] Aux signifiés gardés fixes, qu'une paresse à poser la question du moi, "dont la virtualité la plus riche" est peut-être la vie comme on l'assume, [Prechorus] jour après jour, sans chimère, parmi les choses du simple. [Interlude : gregorian choir liturgic chanting] [Chorus] Qu'est-ce, après tout, que la langue, même bouleversée de mille façons, auprès de la perception [Final bridge] que l'on peut avoir, directement, mystérieusement, du remuement, du feuillage sur le ciel, ou du bruit du fruit qui tombe dans l'herbe? [END].


