Dis-moi, comment faire, si tu peux pas
 Accepter mes défauts,
 Alors que moi, j’ai aimé les tiens
 Sans drapeau, sans repos ?
 Ma sincérité, piétinée par toi,
 Et moi, je dis rien,
Je garde le vide dans la voix,
 Et le silence devient mien. [Pré-refrain]
 Ne rien dire, c’est exister autrement,
 Comme si je m’étais perdu vraiment.
 Je deviens l’ombre de l’essentiel,
 Un cri sans corps, un cri sans ciel. [Refrain]
 Et j’aspire à cette séparation,
 Là où tout recommence, en diapason.
 Je redeviens un être sans frontière,
 Libre… à la couleur de l’air. [Couplet 2] 
Hier, quelqu’un chantait tout bas,
 Une mélodie sans paroles,
 Une chanson triste, une barcarole,
 Qui tournait autour de moi.
J’ai demandé : « À qui ça appartient ? »
 On m’a dit : « À personne, c’est rien. »
 Alors j’ai compris : ce que je confie
 N’est à personne — pas même à la vie. [Pré-refrain]
 Ce que je tais devient lumière, 
Et mes mots s’effacent dans la poussière.
 J’apprends à me taire pour me taire encore,
 Et dans ce vide, je redeviens corps. [Refrain]
 Et j’aspire à cette séparation,
 Là où tout recommence, en diapason.
 Je redeviens un être sans frontière,
 Libre… à la couleur de l’air. [Pont – murmuré, presque parlé]
 C’est risqué, cette liberté de “personne”,
 Mais au fond, c’est elle qui résonne.
 C’est comme l’amour quand il s’efface,
 Et ne laisse qu’un souffle, une trace. [Dernier refrain – plus lent, plus ample]
 Et j’aspire à cette séparation,
 Là où tout recommence, en diapason.
 Je redeviens un être nébulaire,
 Libre… à la couleur de l’air. [Outro – guitare / violon / souffle]
(Voix chuchotée)
 La couleur de l’air…
 C’est toi…
 Et c’est personne.