Y’en a ils connaissent pas la dèche, ça s’voit à leur tête de repus. C’est tarpin fou comme les histoires de galère, ça nous parle à tous. Les baskets éclatées, on voit ton gros orteil qui dit coucou. Les sapes des sœurs ? Laisse tomber, la honte, j’suis pas un fada moi. Je récupère les fringues du cousin, "grandis vite minot, tes bottes c’est des péniches." Mes premiers propres habits, je les ai saignés jusqu’à la mort, mon propre style. Un coup de Super Glue, on fait avec, garde le sourire, on lâche rien. Pas de chichis, on gratte du bon karma. C’est la pression qui fait le diamant, matte un peu ce qu’on devient. [Refrain] Pourquoi les mecs fauchés, c’est toujours les plus vaillants, les plus vrais ? (Les gosses de riches nés les poches pleines, dégun calcule leur chance, c’est mort.) Qu’est-ce qui nous booste ? On veut les mêmes chances pour tout le monde. On nous voit, on nous entend, on est au centre du quartier. On n'est plus "les autres" là, je pète ma propre porte, Je crache la vérité, le feu pur, du vrai hardcore de chez nous. Les vices ? Ouais, j’en ai toujours, t'inquiète. La rancœur sur l’épaule, check. Les leçons apprises, la vie, tout le tralala... Parfois je m’égare encore, je fais n’importe quoi. [Refrain] Pourquoi les mecs fauchés, c’est toujours les plus vaillants, les plus vrais ? (Les gosses de riches nés les poches pleines, dégun calcule leur chance, c’est mort.) C’est le bordel, j’ai le sang chaud, j'appelle à des heures pas possibles. On charbonne même quand on voit les collègues finir sous les fleurs. Le pouvoir, l’adrénaline, la ride, le moment présent. C’était jamais du vrai, pas là, oublié... juste un pauvre type qui fait le show.


