Ils reviennent… pour danser. Un dernier bal… avant l’oubli. Les murs transpirent les chants oubliés, Les lustres saignent en cristal brisé. Un pas, deux pas, la poussière crie - La nuit s’ouvre sur l’agonie. Danse, danse, ma belle damnée, Tourne en rond dans la vérité. L’accordéon hurle les vœux cassés, Au bal des morts, viens t’abandonner. Le parquet gémit sous les os fêlés, Un baiser froid sur des lèvres figées. Les cloches battent sans pitié, Le rythme saigne, l’ombre est née. Un souffle d’outre-nuit, Un serment qu’on oublie. Mais les corps, eux, se souviennent - Et dansent, dansent sans fin. Danse, danse, ma belle damnée, Tourne en rond dans la vérité. L’accordéon hurle les vœux cassés, Au bal des morts, viens t’abandonner. Le rideau tombe… Mais les pas restent.


