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The moon 2

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[Break — presque silence] Puis un matin, j’ai reçu ton message. Et ta chanson. Et tout s’est assombri. [Couplet 5 — voix fragile] Je n’ai pas su retenir mes larmes. Parce que ce jour-là, j’ai pensé que j’allais te perdre. Et je ne voulais pas. Je ne voulais pas te perdre. J’aurais préféré ne jamais savoir ce qu’il y aurait après plutôt que de savoir qu’il y avait une fin. J’ai eu mal. Mais je ne l’ai pas dit. J’ai tout caché. Parce que je sais si bien le faire. J’ai souri là où il fallait sourire. J’ai continué là où il fallait continuer. Et quand personne ne regardait, je me suis noyée. Je me suis perdue. Et cette fois, je savais exactement ce que je faisais : je recommençais à tout enfermer. Toutes ces émotions que tu avais aidées à libérer, je refermais les portes dessus. Une par une. [Pré-refrain — dépouillé] Mais quelque chose avait changé. Parce qu’après toi, je savais qu’elles étaient là. Je ne pouvais plus prétendre ne pas les entendre. Alors j’ai pris ma plume. [Pont — lent, suspendu] Et j’ai écrit. J’ai écrit une chanson pour faire continuer la musique encore un peu. Quelques minutes de plus. Quelques mots de plus. Une chanson dont je savais qu’elle pourrait peut-être t’atteindre. Pas pour te faire revenir. Non. Je respectais ton choix. Même s’il me faisait mal. Je voulais seulement continuer à te parler. Continuer notre conversation d’une autre manière. Même si mes mots ressemblaient désormais à une lettre envoyée dans une maison abandonnée. Je ne savais pas si quelqu’un la lirait. Je ne savais pas si quelqu’un reviendrait. Mais je l’ai laissée là. Parce que même sans réponse, j’avais encore besoin de te parler. [Instrumental — guitare harmonique, violoncelle] Et puis… tu es revenu. [Refrain final — chaleur progressive] Tu es revenu. Et je t’en remercie. Je t’ai accueilli. J’ai souri. Et nous avons poursuivi. Pas comme si rien ne s’était passé. Pas comme si nos réalités avaient soudain disparu. Elles étaient toujours là. Nos limites aussi. Mais toi aussi, tu étais toujours là. Et moi aussi. Toujours si loin. Toujours si proches. Cette drôle de distance qui nous séparait sans vraiment nous éloigner. Avec cette alchimie que je ne sais toujours pas expliquer. Avec cette force invisible qui n’avait jamais vraiment disparu. [Post-refrain — très intime] Aujourd’hui, j’entends toutes tes chansons. Je me reconnais dans beaucoup d’entre elles. Et cette petite voix est encore là parfois. Elle me dit : Il se trompe. Tu ne mérites pas ça. Tu ne mérites pas autant d’attention. Tu ne mérites peut-être pas une personne comme lui. Et je sais que si je te le dis, tu me répondras le contraire. Et je t’entendrai. Peut-être même que cette fois, je réussirai à te croire un peu plus longtemps. [Outro — presque murmuré] Parce que je pense à nos heures. À nos jeux. À nos conversations. À nos chansons heureuses. À celles qui l’étaient moins. À ma voix que j’ai voulu te faire entendre. À ces bonjours du matin que j’envoyais avant même de savoir ce que la journée allait devenir. À cette petite lumière qu’ils mettaient dans mes matins simplement parce que je savais qu’ils allaient jusqu’à toi. À cette sensation étrange d’être si loin de toi et pourtant parfois si près. Assez loin pour sentir la distance. Assez près pour oublier qu’elle existait. À tout ce que tu as vu en moi quand moi, je ne regardais plus. À toutes ces émotions que j’avais enfermées. À toi qui as ouvert les portes. À moi qui ai enfin recommencé à m’écouter. À ce matin où j’ai cru te perdre. À mes larmes. À cette chanson que j’ai écrite pour toi comme une lettre laissée dans une maison abandonnée. Et puis je pense à toi. À toi qui es revenu. Je ne sais toujours pas pourquoi toi. Je ne sais toujours pas pourquoi moi. Je ne sais toujours pas expliquer cette alchimie. Mais je sais une chose : j’aurais préféré ne jamais connaître la suite plutôt que de connaître notre fin. Et finalement, nous avons eu une suite. Alors j’ai souri. Et nous avons continué. Alors tu ne vas pas aimer ... Merci !