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Faire du jour une arme

V5.5

[Verse 1] J’ai dormi sous des néons tristes Avec la ville au bord des cils Des rêves usés comme des pistes Et des matins qui tiennent mal le fil J’ai porté mes heures blessées Comme on porte un feu sous la peau Le cœur battant, presque épuisé Dans le vacarme et dans le trop [Pre-Chorus] Mais sous mes côtes il reste un cri Un animal de lumière Quelque chose que la nuit plie Sans jamais le faire taire [Chorus] Emporte-moi là où la nuit se brise Là où le ciel desserre enfin ses dents Là où ma rage encore vivante s’épuise Dans un grand fleuve de vent Emporte-moi plus loin que mes ruines Plus loin que ce que j’ai perdu de moi Je veux remettre du feu dans mes lignes Et voir le jour se lever droit [Verse 2] J’ai fait semblant d’être invincible Pour traverser les couloirs blancs J’ai mis du calme sur le fragile Et des sourires sur l’effondrement J’ai laissé des morceaux de femme Au fond des gares, au fond des bars Des éclats sourds, des bouts de flammes Accrochés quelque part dans le noir [Pre-Chorus] Et dans la rouille de mes silences J’entends encore cogner le large Comme une promesse d’existence Qui revient malgré les naufrages [Chorus] Emporte-moi là où la nuit se brise Là où le ciel desserre enfin ses dents Là où ma rage encore vivante s’épuise Dans un grand fleuve de vent Emporte-moi plus loin que mes ruines Plus loin que ce que j’ai perdu de moi Je veux remettre du feu dans mes lignes Et voir le jour se lever droit [Bridge] Je ne veux plus dormir debout Ni faire de mes peurs un empire Je veux le vertige jusqu’au bout Le sang, la sueur, l’élan, le désir Même si mes mains tremblent encore Même si la pluie connaît mon nom Je ferai chanter mes décombres Comme des cathédrales de son [Final Chorus] Emporte-moi là où la nuit se brise Là où mon ombre apprend à me suivre Là où mes blessures indécises Trouvent enfin une façon de vivre Emporte-moi plus loin que mes ruines Jusqu’à la source au milieu du vacarme Je veux remettre du feu dans mes lignes Et faire du jour une arme [Outro] Et s’il reste en moi des terres noires Qu’elles deviennent des champs de lumière Je veux renaître au bout du soir Vivante, immense, et sans prière ©️2026 Paroles originales par elo2362 Droits d'auteur 2026 Tous droits réservés