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Oyez Bourgogne

V5.5

[Intro] Oyez oyez bonnes gens de Bourgogne ! Ce matin l'on fait l'appel sans vergogne ! De Z jusqu'à B on nommera chacun, Et gare à celui qui répond point… celui-là sera à jeun ! [Hélène — couplet d'ouverture] Hélène la référente ouvre la marche en premier, Elle tient ce domaine mieux qu'un châtelain altier ! Sans elle point de festin, point d'ordre, point de loi, Qu'on lui rende hommage… et qu'on s'incline… voilà ! [Couplets — voix de troubadour enjoué] Youness le fougueux bondit comme un écuyer, Il part à l'assaut du jour sans jamais trébucher ! Sa fougue en Bourgogne ferait peur aux sangliers, Mais son cœur est si grand qu'on finit par l'apprécier ! Yazid le sage médite au pied des vignes dorées, Il contemple la Côte-d'Or avant que le coq ait chanté ! Sa sagesse en ces terres vaut bien un grand cru, Et les anciens de Beaune l'auraient bien reconnu ! Waël le curieux inspecte chaque pierre du château, Il questionne les murailles et soulève les barreaux ! En Bourgogne il aurait trouvé le secret des moines, Celui du pain d'épice… et de leurs belles avoines ! Théa la visionnaire lit l'avenir dans les sarments, Elle sait avant le vigneron si le millésime est clément ! Les druides de Bibracte l'auraient prise pour des leurs, Et les étoiles de Bourgogne brillent pour elle… et pour ses sœurs ! Rute la chaleureuse réchauffe même les donjons froids, Elle distribue sa bonté comme on distribue le foie ! En Bourgogne on dirait qu'elle est bonne comme le pain, Celui que font les sœurs depuis des temps lointains ! Océane la vaste déborde comme la Saône en crue, Elle porte en elle des profondeurs jamais vues ! Les bateliers de Chalon l'auraient prise à leur bord, Et vogué avec elle jusqu'aux plus beaux des ports ! Noam le tranquille avance comme un bœuf bourguignon, Lentement… mais sûrement… sans jamais faire de chichis non ! Il est l'ancre du groupe comme le roc d'Solutré, Solide depuis toujours… et pour l'éternité ! Nathanaël le grand nom résonne sous les voûtes romanes, Cinq syllabes qui font trembler les clochers et les organes ! À Vézelay il aurait chanté avec les pèlerins, Et sa voix aurait porté jusqu'aux confins lointains ! Naëlla la tendre cueille les fleurs des prés de l'Auxois, Elle offre sa douceur comme on offre la fondue bourguignonne… avec joie ! Les dames du château l'auraient accueillie à bras ouverts, Et tissé pour elle des robes de velours… à l'envers ! Mélusine l'enchanteresse plie les règles à sa guise, Elle est plus vive d'esprit que tous les clercs de maîtrise ! Ses origamis en Bourgogne auraient étonné les moines, Qui auraient abandonné leurs enluminures… et leurs avoines ! Maryam l'étoile stable brille sur les toits de Dijon, Elle tient le cap quand le vent souffle sur le donjon ! Les moutardiers de la ville l'auraient bien connue, Car sa présence apaise… et c'est une vertu ! Marin le navigateur remonte la Saône à contre-courant, Il avance sans bruit… mais il avance vraiment ! Les mariniers de Chalon l'auraient pris pour un des leurs, Et chanté avec lui jusqu'à la prochaine demeure ! Maëline la tisseuse relie les fils du groupe entier, Sans elle la tapisserie se défait… c'est le premier ! Les dentellières de Bourgogne l'auraient couronnée, Car ses liens invisibles durent des années ! Jennah la discrète murmure sous les arches de pierre, Ses mots sont des trésors cachés dans la rivière ! Les troubadours d'antan se seraient tus pour l'écouter, Et gardé ses paroles… comme un vin à garder ! Issiane la protectrice veille sur son peuple avec ardeur, Elle est le bouclier du groupe… et c'est son honneur ! En Bourgogne elle aurait gardé les portes du château, Et nul importun n'aurait passé… ni par haut ni par bas ! Ilanne le chahuteur fait vibrer les remparts, Il secoue le groupe comme le mistral… de toutes parts ! Les gardes du château l'auraient bien surveillé, Mais en riant… car sans lui tout serait trop policé ! Eva la douce aux grands yeux ouvre les fenêtres du jour, Elle voit la Bourgogne comme un pays d'amour ! Les enlumineurs de Cluny l'auraient peinte en leurs livres, Car sa présence est une image… qui fait vivre ! Emma la posée tient la barre comme un timonier sage, Elle est l'ordre dans le groupe… à chaque passage ! Les abbesses de Fontenay l'auraient bien reconnue, Car la sérénité vraie… est une chose rare et nue ! Cataline le volubile parle plus vite que le vent d'automne, Ses mots cascadent sur les toits de Beaune ! Les crieurs publics de Dijon l'auraient pris pour maître, Et s'en seraient remis… pour toujours peut-être ! Brouk le dessinateur grave ses traits sur les pierres romanes, Ses œuvres en Bourgogne orneraient nefs et organes ! Les bâtisseurs de Vézelay l'auraient pris sous leur aile, Et ses dessins aujourd'hui… seraient éternels ! [Couplet final — Romuald] Et moi… Romuald… troubadour de ce beau matin, J'ai composé cette geste depuis l'aube… c'est mon destin ! En Bourgogne je chante… pour ces vingt que voilà… Et cette journée, belle sera