
Chants dadaïstes: 02 - Ballade dans l'Absurde
[Couplet 1] Dans un chapeau de pluie, un poisson philosophe, (Zing !) Chante des odes en prose à une carotte qui toffe. La pendule en fromage fond sur un arbre à violons, (Olé !) Et les nuages en bottes dansent le tango des melons. Oh, l’escargot en smoking, il roule en monocycle, (Tchac !) Il vend des rêves en cubes aux mouches qui s’exilent. La lune en tricot rouge tricote des vagues en laine, Et le vent, ce farceur, souffle des bulles de peine. (Pouet !) [Refrain | Chœurs festifs avec guitare manouche et violon] C’est l’absurde, ô mes amis, qui peint la vie en confettis, (Olé-olé !) Les parapluies chantent faux, les étoiles boivent de l’eau. (Zing !) Tourne, tourne, manège fou, le réel s’enfuit par le trou, (Pouet !) Dans ce cirque sans raison, on applaudit la déraison ! (Tchac-tchac !) [Couplet 2] Un piano à moustaches joue du Bach en chewing-gum, (Boing !) Les fourchettes en colère dansent sur un fil d’écume. Le réverbère amoureux clignote pour une ombre, (Zing !) Qui lui répond en vers libres depuis un sofa qui sombre. Sur la plage en velours, un cactus lit Rimbaud, (Olé !) Il discute avec un miroir qui reflète un chameau. Les horloges se rebellent, elles avalent leurs aiguilles, (Tchac !) Et le temps, ce voyou, s’enfuit sur une mobylette en guenilles. (Vroum !) [Refrain | Chœurs festifs avec guitare manouche et violon] C’est l’absurde, ô mes amis, qui peint la vie en confettis, (Olé-olé !) Les parapluies chantent faux, les étoiles boivent de l’eau. (Zing !) Tourne, tourne, manège fou, le réel s’enfuit par le trou, (Pouet !) Dans ce cirque sans raison, on applaudit la déraison ! (Tchac-tchac !) [Pont | Break instrumental : violon gypsy virtuose, guitare manouche, percussions latines, et onomatopées] Un éléphant en tutu grimpe sur une tulipe, (Boing !) Il compose un opéra pour une sardine qui pipe. (Squeak !) Les rébus sans réponse s’envolent en montgolfière, (Pffft !) Et le ciel en papier mâché rigole derrière ses paupières. (Hihihi !) [Interlude : break dansant avec guitare "la pompe", violon expressif, maracas, et chœurs chantant "Olé ! Zing ! Pouet !"] [Couplet 3] Dans un café sans murs, les tasses jouent aux échecs, (Clac !) Les soucoupes, ces coquines, s’envolent vers Québec. (Zou !) Un poème à l’envers grimpe sur un arc-en-ciel, (Zing !) Et la mer, en smoking, sert du thé au soleil. Oh, la girafe en pyjama lit des romans à l’envers, (Olé !) Elle rêve d’un pays où les cailloux nagent en mer. Et nous, dans ce ballet, on danse avec des idées, (Tchac !) Sous un lustre en spaghettis qui éclaire nos pensées. [Refrain Final | Chœurs exagérés, violon gypsy et percussions festives] C’est l’absurde, ô mes amis, qui peint la vie en confettis, (Olé-olé !) Les parapluies chantent faux, les étoiles boivent de l’eau. (Zing-zing !) Tourne, tourne, manège fou, le réel s’enfuit par le trou, (Pouet-pouet !) Dans ce cirque sans raison, on applaudit la déraison ! (Tchac-tchac !) [Coda | Ralentir, ambiance onirique avec vibraphone et violon doux] Et si demain s’efface dans un éclat de rire, (Hihihi !) On plantera des montres pour voir les heures fleurir. (Zing !) Vive l’absurde, mes frères, dans ce monde à l’envers, (Olé !) Où les rêves sont plus vrais que l’ombre d’un réverbère ! (Tchac !)

