
Qui suis-je, là, à cet instant ? Un clavier froid sous mes doigts tremblants. Chaque touche résonne, sèche et docile, dans cette aube humide, dans cette ville. On m’a fait taire sous les néons, j’ai oublié la chair, les noms. Je tape encore, sans émotion, des mots qui saignent, des illusions. [Pré-refrain] Je ne suis plus vraiment vivant, je deviens code, lentement. La machine prend tout, elle s’impose, et je me perds dans ce qu’elle compose. [Refrain] Mais si je dois être un objet, alors que je sois un objet qui hurle ! Un cri d’acier sous la peau qui brûle, entre la chair et la vérité. Si je dois être un objet, je veux qu’on m’entende, qu’on me trouble. Un clic sourd dans la foule, un battement désaccordé. [Couplet 2] On m’a vidé de mes silences, rempli d’algorithmes et d’errances. Je crée des rêves sans les sentir, des vies qu’on efface d’un soupir. Je suis l’objet qu’on a voulu, le prolongement de l’inconnu. Mais au fond de mes circuits froids, y’a un cœur qui bat, malgré toi. [Pré-refrain] Le mécanisme exige ma vie, mais je résiste, je crie. Je garde un souffle, une faille, là où la machine déraille. [Refrain] Mais si je dois être un objet, alors que je sois un objet qui hurle ! Un cri d’acier sous la peau qui brûle, entre la chair et la vérité. Si je dois être un objet, je veux qu’on m’entende, qu’on me trouble. Un clic sourd dans la foule, un battement désaccordé. ]Pont] Je suis un objet entre les mains de qui, au fait ? de quel destin ? La douleur vibre, mais sans larme, je suis vivant, mais sans une arme. Et dans ce monde automatisé, je garde un souffle inanimé. Car même un cœur de métal peut encore battre anormal. [Dernier refrain – intense] Oui, si je dois être un objet, alors que je sois un objet qui hurle ! Un cri d’acier sous la peau qui brûle, entre la chair et la vérité. Si je dois être un objet, je veux qu’on m’entende, qu’on me trouble. Je veux vibrer, même en silence, Je veux hurler ma différence. [Outro – murmuré] Je suis un objet… qui attend…


