
J’habite pas Suno City J’habite pas leurs stories Là-bas chats et rats s’organisent En meutes contre des ombres noircies Des papara-zia en embuscade Des clashs en vitrine, en façade Mais tout ça reste hors de portée J’ai coupé le Wi‑Fi des psychodrames malades Je les vois jouer à la guerre Mercenaires contre soldats fiers Des pseudos bardés d’armures Mais personne ne saigne pour de vrai par terre Ça tire à balles de prompts Ça parade en likes fantômes Des rois sans royaume Qui confondent algorithme et trône Ils parlent d’authenticité En recyclant les mêmes recettes Même colère en disquette Juste l’égo qui change de jaquette Moi j’écris depuis la banlieue Pas dans leur capitale Ici pas de couronne en plastique Juste des phrases qui cavalent J’habite en banlieue Et c’est très bien comme ça Loin de leurs guerres d’égo De leurs trônes en carton‑pâte J’habite en banlieue Je regarde le cinéma Pendant qu’ils brûlent leur énergie À savoir qui règnera J’habite en banlieue Et c’est très bien comme ça Loin de leurs guerres d’égo De leurs trônes en carton‑pâte J’habite en banlieue Je regarde le cinéma Pendant qu’ils brûlent leur énergie À savoir qui règnera À Suno City ça s’espionne Ça screen, ça dénonce Un mot de travers Et c’est cour martiale en audience Chacun veut son camp Son public, sa police Mais le rap devient un sport Quand la musique sert de vice Ils confondent création Et craving de validation Moi j’ai pas d’ambition de guerre Juste des textes en transformation Pas besoin d’ennemi Pour justifier mon existence J’ai pas signé pour leurs dramas Ni pour leurs alliances Pendant qu’ils comptent les points, je compte les silences Pendant qu’ils hurlent victoire, je cultive la distance J’habite en banlieue Et c’est très bien comme ça Loin de leurs guerres d’égo De leurs trônes en carton‑pâte J’habite en banlieue Je regarde le cinéma Pendant qu’ils brûlent leur énergie À savoir qui règnera Pendant qu’ils comptent les points, je compte les silences Pendant qu’ils hurlent victoire, je cultive la distance J’habite en banlieue Et j’y reste tranquille Pas besoin d’être au centre Pour voir clair dans la ville J’habite en banlieue Loin des clashs virtuels Le vrai feu c’est les mots Pas leurs duels artificiels J’habite en banlieue Et c’est très bien comme ça Loin de leurs guerres d’égo De leurs trônes en carton‑pâte J’habite en banlieue Je regarde le cinéma Pendant qu’ils brûlent leur énergie À savoir qui règnera Suno City fera du bruit Puis passera comme une mode Moi j’habite en banlieue Là où les phrases prennent racine et rodent Pas besoin de guerre civile Quand t’as trouvé ton code Pas besoin de guerre civile Quand t’as trouvé ton code

