[Intro] Méditerranéenne dans les gênes… Sans la famille, c'est pas la même. L'innocence de l'enfance… On me l'a volée. Sans ma permission. (j'dois rien à personne) [Verse 1 ] La vie de rêve, j'y crois pas — et si j'gagnais au Loto, C'est maintenant qu'on viendrait me faire leur méa-culpa ? « Où t'étais quand j'étais à la rue ? » — j'leur demanderais, Quand je crevais la dalle, où étaient leurs beaux discours, hein ? « T'as gâché ma vie » — c'est à peu près ce qu'elle m'a dit, Avant d'abandonner le colis sur le bitume, sans un cri. Le daron, lui, ça fait un bail qu'il a déserté la famille, Méditerranéenne dans les gênes, sans les miens j'suis personne. Placée trop tôt par le passé, j'ai poussé dans l'système abîmé, J'connais les rouages de la machine avant même de savoir lire, L'innocence qu'on m'a volée, elle reviendra pas — j'ai fait ma paix. Faut peu de choses pour créer une enragée. [Repeated Verse] J'tente, j'tente de reconstruire — c'est pas simple (j'dois rien à personne) Cœur de louve, faut que tu prouves, j'fais pas semblant (j'dois rien à personne) La haine court, méfie-toi des phrases innocentes (j'dois rien à personne) C'est souvent du sale — j'tente de reconstruire, lentement. [Verse 2] Toute seule dans la street, tu comprends vite, la vie, C'est pas Loto, c'est pas méa-culpa — c'est survivre. D'mes proches et d'mes ennemis, j'connais tous les noms. Beaucoup d'hommes veulent bien t'héberger — en échange, ma p'tite, Faudra baiser. (j'dois rien à personne) J'préférais dormir sous un pont, Insomniaque endurcie, j'ai une vision de faucon. Parfois, quand j'avais un peu de tune, j'm'offrais une nuit Dans un hôtel de passe où les cafards m'tenaient compagnie, Les prostituées m'filaient toujours un billet, (Vous, j'vous dois beaucoup) Ces femmes-là sont souvent des anges ignorés [Verse 3] Parfois des pensées dramatiques me traversaient l'esprit, J'partais m'défoncer avec les youvois du quartier, fumer un pilon, (j'dois rien à personne) M'anesthésier pour oublier qu'le monde était trop malsain, J'ai tellement d'potes décédés qu'j'ai arrêté de compter. J'suis jeune, j'me rends pas compte que c'est glauque à mort, J'veux m'faire des potos mais y a trop d'décalage, C'est chelou mais j'adore les gens abîmés qui font des dérapages, J'fais souvent des rimes qui riment avec déprime — c'est avéré. J'fais pas semblant, j'te parle de mon vécu, J'ai souvent slalomé entre vice et vertu. [Bridge] J'm'en fous d'être connue ou encensée, J'ai commencé à écrire après un enterrement. Des pensées noires que j'extériorise sur le papier, (j'dois rien à personne) Mon rap provient du plus profond de mon âme — vraiment. [Outro] J'suis pas fière de c'que j'ai fait. Mais j'devais manger. (J'demande pardon pour mes pêchés) On m'a volé mon enfance… Mais on m'a pas volé ma plume. Original lyrics by Kaïna © Copyright 2026 - @iamkaina


