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Le Cristal de Stendhal

[Couplet 1] L’amoureuse habite une forêt de symboles, où les branches murmurent des noms sans les dire. Je marche lente entre les ombres qui me frôlent, et le monde se plie quand ton absence respire. Les heures n’ont plus de poids dans ce lieu sans contour, le réel se dissout comme un sel dans la peau. Ton visage revient, incertain mais toujours, dans la brume dorée qui déforme les eaux. [Refrain] Dans le cristal de Stendhal, je te vois flou mais c’est fatal, ton amour fait vibrer mon silence mental. C’est beau mais c’est bancal, trop fort, presque banal, on s’aime en plein vertige, cœur en mode digital. [Couplet 2] L’amour invente un ciel qui n’appartient à personne, je m’y perds sans lutter, je m’y laisse glisser. C’est une mer sans bruit, un feu qui abandonne, où mon cœur apprend lentement à se plier. Et tout devient signe, et tout devient appel, un frisson suspendu dans l’air qui me traverse. Je t’aime dans les plis d’un monde irréel, dans ce rêve éveillé qui jamais ne s’inverse. [Refrain] Dans le cristal de Stendhal, je te vois flou mais c’est fatal, ton amour fait vibrer mon silence mental. C’est beau mais c’est bancal, trop fort, presque banal, on s’aime en plein vertige, cœur en mode digital. [Couplet 3] L’amour ne regarde pas, il transforme la lumière, il colore l’air d’une ivresse sans nom. Dans mes mains le silence devient matière, qui écrit ton absence au bord des saisons. Je traverse les heures comme un rite invisible, chaque geste du jour s’allume en étincelle. Et ton absence même devient presque sensible, comme une prière lente au fond du réel. [Refrain] Dans le cristal de Stendhal, je te vois flou mais c’est fatal, ton amour fait vibrer mon silence mental. C’est beau mais c’est bancal, trop fort, presque banal, on s’aime en plein vertige, cœur en mode digital. [Pont] Et si le monde est vrai, je préfère ses mirages, quand ils portent encore le son de ta voix. Je marche dans l’or doux de mes propres naufrages, où ton nom se répète sans fin sous mes pas. [Dernier refrain] L’amour invente un ciel qui n’appartient à personne, et j’y danse seule sans vouloir en sortir. Même loin de tes bras, la sensation résonne, comme un monde inventé qui m’apprend à sentir. Tout devient presque prière, presque clarté, un tremblement lent dans la réalité. Je t’aime dans la fuite du monde transformé, dans ce rêve vivant qui continue d’habiter.