Titre : Le déni du peuple (Intro - Beat sombre, tempo lent, quelques notes de piano mélancoliques) Ouais... On nous parle de liberté, de choix, de souveraineté. Mais quand la réponse ne plaît pas à ceux d'en haut, La démocratie devient une option, un simple décor. Écoute bien. (Couplet 1) 2005, dans les isoloirs, le peuple prend la parole Une décision claire, un "Non" qui s'envole Le ciel était dégagé, l'espoir était sincère On a dit "non" au traité, on a voulu garder nos frontières On a cru que notre bulletin avait une valeur réelle Que la volonté générale, c’était elle la sentinelle Mais les coulisses s’agitent, les costumes sont trop serrés Derrière les rideaux dorés, ils avaient déjà tout préparé On a voté la dignité, ils ont répondu par la force Ils ont ignoré le cri, ils ont gratté l'écorce D’un pays qu’ils pensaient domestiquer sans effort Ils ont signé le texte, ils ont trahi le corps. (Refrain) C’est pas ça la démocratie, c’est le déni d’un peuple On a voté non, ils ont fait comme si, le système est trop souple Ils ont imposé l’Europe sur les cendres du résultat La confiance a pris la fuite, elle ne reviendra pas Démocratie bafouée, les promesses sont en ruine Dans les yeux des citoyens, y’a comme une fin de cuisine On nous dit que c’est pour le bien, mais c’est juste une dictature D’une élite qui se croit tout permis, qui efface la signature. (Couplet 2) Ils appellent ça "traité de Lisbonne", un nom qui change le goût Mais c’est le même poison qu’on nous sert, debout Le "Non" devient un "Oui" dans le langage des puissants Ils ont réécrit l’histoire, ils ont ignoré nos sangs Ceux qui ont cru en la République, ceux qui ont cru au débat Se retrouvent face au mur, face à des lois d’en bas De Bruxelles à Paris, le mépris est devenu la norme Ils nous parlent d’union, mais ils cassent la plateforme C’est une insulte au passé, aux combats de nos aînés Qui voulaient que la voix du peuple puisse enfin rayonner Mais là, le silence est lourd, le mépris est glacial Ils ont volé la souveraineté pour un projet mondial. (Pont - Rythme accéléré, basse plus lourde) Est-ce qu’on est encore acteurs ? Ou simples spectateurs ? D’une pièce où le metteur en scène est un imposteur Le droit de dire "non", c’est le socle, c’est la base Si on nous l’enlève, on sombre dans la phase D’une démocratie sous perfusion, d’un peuple qu’on endort C’est pas une alliance, c’est juste le plus fort qui a tort ! Oui, le plus fort a tort ! Quand il piétine le peuple pour protéger ses accords ! (Refrain) C’est pas ça la démocratie, c’est le déni d’un peuple On a voté non, ils ont fait comme si, le système est trop souple Ils ont imposé l’Europe sur les cendres du résultat La confiance a pris la fuite, elle ne reviendra pas Démocratie bafouée, les promesses sont en ruine Dans les yeux des citoyens, y’a comme une fin de cuisine On nous dit que c’est pour le bien, mais c’est juste une dictature D’une élite qui se croit tout permis, qui efface la signature. (Outro) On attend encore, on guette, on surveille Mais le réveil est amer, le soleil ne nous éveille Plus comme avant, le contrat est rompu La démocratie attend, dans une rue perdue. (Fade out sur une note de basse grave)