
En photographie, comme dans la vie, on peut remarquer la présence d’un arbre prodigieux, dressé près d’un dépôt de sacs à déchets sans intérêt. C’est le choix du photographe de garder le souvenir du grand arbre, en changeant l’angle sous lequel il photographie la scène, par une mise au point sur la beauté de l’arbre. Ainsi, dans la vie, les personnes que nous côtoyons ont certes des défauts, mais aussi des qualités. En changeant l’angle avec lequel nous les approchons, nous découvrons autour de nous de la candeur, de la beauté intérieure, de l’intérêt pour chacun dans notre cheminement quotidien. En tant que croyant, je n’ai jamais l’assurance absolue que Dieu existe, mais si tel est le cas, je suis convaincu qu’il réussit à nous aimer tous en variant l’angle sous lequel il s’approche de nous, pour nous chérir et nous protéger malgré nos imperfections, nos limites et nos mauvais côtés. Il ne tient qu’à moi de faire un tout petit effort pour changer l’angle de mon regard et de mon approche envers ceux qui m’entourent. Je ne suis ni prodigieux, ni victorieux, ni miséricordieux comme Dieu, mais j’essaie du mieux que je peux d’adapter mon attitude et ma façon d’observer, parce que je sais que Dieu voit le merveilleux qui habite en chaque personne croisant mon chemin. Je suis conscient que je n’ai aucun mérite à agir ainsi, mais que Dieu, lui, en a, en intervenant à travers moi malgré mes imperfections et mes manquements, afin que je puisse poser sur autrui un regard respectueux.

