
[Couplet 1] J’suis né bizarre, dans un monde trop droit, Trop de bruit dans ma tête, trop d’ombre sous les toits. On m’a dit : "tais-toi", "tu parles trop, tu fais peur", Mais j’voulais juste exister, pas devenir leur erreur. On rigolait d’moi comme d’un pantin sans ficelle, Un clown triste dans l’arène, à genoux sous l’éternel. J’ai grandi comme un chien, sans collier mais enchaîné, À mes doutes, à leur haine, à l’envie d’les cramer. [Refrain — hurlé, avec chœurs en écho] Résilience ! Même si tout s’effondre ! RésilienceI ! Même seul face à l’ombre ! J’ai le cœur en guerre, les poings fermés, J’serai pas l’fantôme qu’ils veulent m’faire jouer ! [Couplet 2] J’ai rêvé d’amour, d’un môme à serrer, D’une femme, d’un foyer, mais tout s’est barré. Marié trop tard, l’temps m’a craché dessus, Les rêves sont morts jeunes, les regrets, eux, ont vécu. Mais j’me relève, j’crache du feu sur l’bitume, Chaque cicatrice est une ligne dans mon volume. J’porte pas des chaînes, j’porte mon histoire, Et chaque larme est une putain de victoire. [Pont — parlé avec rage montante] J’ai pas eu d’enfants, mais j’ai des mots en colère. J’crée des refrains comme des balles dans l’air. Si j’peux pas transmettre du sang, j’transmettrai des flammes, Et dans chaque couplet, y’a un cri, y’a une arme. [Refrain final — explosif, comme une libération] Résilience ! Même si ça brûle en dedans ! Résilience ! Pour les cœurs vacillants ! Pas besoin d’halo, pas besoin d’lois, Juste ma voix, ma rage… et MA FOI ! [Outro — lent, grave, presque chuchoté] Même dans l’ombre, y’a un putain de chemin… Je suis pas fini. Je suis vivant.

