
Pièces d'or
La grand-mère est petite et toute recourbée Sous le poids du chagrin et des tourments Il ne lui reste plus qu’une canine devant La route du village est longue, le char est lent Le temps d’achever une noisette avec une dent Le temps passe parfois vite parfois lentement Il courbe le dos, il use le cœur, il lime les dents Mais à chaque instant, il y a toujours un chant Pour les vivants, pour les absents Le grand-père, vieux mais toujours patriarche, Impitoyable, visage sévère, barbe blanche Sur le divan, assis droit comme une planche Il peste, il jure, il tempête, il crache son avalanche Le temps passe parfois vite parfois lentement Il courbe le dos, il use le cœur, il lime les dents Mais à chaque instant, il y a toujours un chant Pour les vivants, pour les absents. Le père est un bel homme un brin volubile Sa prospérité déborde sur la toute petite ville Des demoiselles dansent le cancan sur sa table. La mère prend son oud, joue et chante inlassable Le temps passe parfois vite parfois lentement Il courbe le dos, il use le cœur, il lime les dents Mais à chaque instant, il y a toujours un chant Pour les vivants, pour les absents Le soir la bouteille rend l’homme ivre ardent Grand cœur, il glisse des pièces d’or et d’argent Dans la petite paume de ses six jeunes enfants. Dessoulé le matin, il les reprendra, repentant. Le temps passe parfois vite parfois lentement Il courbe le dos, il use le cœur, il lime les dents Mais à chaque instant, il y a toujours un chant Pour les vivants, pour les absents Onur Air 1996/Turquant 2026 Paroles originales : Naz Oke – Tous droits réservés 2026. Texte déposé INPI. Toute reproduction, diffusion ou réutilisation interdite sans autorisation. / Original lyrics by Naz Oke – All rights reserved 2026. Dépôt INPI e-Soleau. No reproduction, no AI training, no cover without permission.

