
[Intro] [soft humming, distant kora shimmer, night ambience, slow 6/8 rocking pulse begins] [Verse] Femme, pose sur mon front Tes mains balsamiques, Tes mains douces Plus que fourrure. [Verse] Là-haut les palmes balancées Qui bruissent dans la haute brise nocturne À peine. Pas même la chanson de nourrice. Qu'il nous berce, Le silence rythmé. [Instrumental Interlude] [wordless "mmm" cradle coos, muted balafon, low hand-drum heartbeat] [Verse] Écoutons son chant, Écoutons battre notre sang sombre, Écoutons Battre le pouls profond de l'Afrique Dans la brume Des villages perdus. [Refrain] [Verse] Voici que décline la lune lasse Vers son lit de mer étale. Voici que s'assoupissent Les éclats de rire, Que les conteurs eux-mêmes Dodelinent de la tête Comme l'enfant Sur le dos de sa mère. [Verse] Voici que les pieds des danseurs S'alourdissent, Que s'alourdit La langue des chœurs alternés. [Verse] C'est l'heure des étoiles Et de la Nuit qui songe, S'accoude à cette colline de nuages, Drapée Dans son long pagne de lait. [Verse] Les toits des cases Luisent tendrement. Que disent-ils, Si confidentiels, Aux étoiles ? Dedans, Le foyer s'éteint Dans l'intimité D'odeurs acres et douces. [Verse] Femme, Allume la lampe Au beurre clair, Que causent autour Les Ancêtres, Comme les parents, Les enfants au lit. [Verse] Écoutons la voix Des Anciens d'Elissa. Comme nous exilés, Ils n'ont pas voulu mourir, Que se perdît par les sables Leur torrent séminal. [Verse] Que j'écoute, Dans la case enfumée Que visite Un reflet d'âmes propices. [Verse] Ma tête sur ton sein chaud Comme un dang Au sortir du feu Et fumant. [Instrumental Interlude] [glassy kora arpeggios, lullaby-box chimes, reverb-washed hush] [Verse] Que je respire L'odeur de nos Morts, Que je recueille Et redise Leur voix vivante, Que j'apprenne À vivre Avant de descendre, Au-delà du plongeur, Dans les hautes profondeurs Du sommeil. [Outro] [whispered breath, fading humming, crickets, pulse dissolving] [End]

