
ROUGE SOUS LES SABOTS (Female Version)
Ils jurent protéger la vie, voix pleine de mesure Mur dressé entre leurs mots et la boue des prairies Pris au piège, les regards noirs, museaux tremblants Blanc devient le matin quand le silence tombe Tombe un ordre sec, froid comme un tampon Tant de souffles couchés, abattus sans doute Doute interdit, procédure propre Propre sur les rapports, rouge sous les sabots Sautent les clôtures de l’âme, scène muette Meute en uniforme, gestes calibrés Brisé le lien ancien entre l’homme et la bête Bêtes sacrifiées pour rassurer la vitrine Trine les images, efface les cris Crient encore dans les têtes, la nuit revient Vrai carnage déguisé en raison Raison d’État, froide comme une lame Lame administrative, pas une larme Larme refusée, compassion classée Glacée la main qui signe, l’autre qui ordonne Donnent les consignes à voix basse, ton doux Douteux ce calme forcé, cette paix Paie le prix fort ceux qui nourrissent Riche est le sommet, stérile la terre Taire l’odeur du sang sous les chiffres Chiffrent la perte comme un simple coût Coup porté au ventre, pas qu’au bétail Bataille morale perdue, humanité fendue Fumée dans les poumons, colère épaisse Pèse chaque pas, chaque mot retenu Tenue trop longtemps, la digue cède C’est plus une plainte, c’est une marée Rayer leurs discours lisses, leurs sourires Rire devient nerveux quand la foule avance Vengeance non dite, mais la vérité Rité de survie, cri brut Brutal réveil quand le calme meurt Meurtre symbolique d’un monde paysan Sans retour possible, le feu prend

