
Il faut que quelque chose arrive !
[Ambient Intro, Shimmering Guitars, Soft Synth Pad] [Couplet 1] [Gentle Acoustic, Crystalline Vocals] On peut donner vingt ans au souffle d'un caprice, Sacrifier ses amis, son travail, sa pudeur, Pour avouer un soir, au bord du précipice, Qu’on n’avait pour cette ombre aucun amour au cœur. Ce n’est rien de plus qu’une peur du silence, Une terreur du calme et des jours sans fracas : S’inventer des tourments pour sentir l’existence, Bâtir une prison plutôt qu'un pas à pas. [Couplet 2] [Subtle Bass, Building Rhythm] On transmet ce vertige à de petites mains, En voulant un enfant pour meubler le désert. Non par élan d'amour, mais pour fuir le matin, On charge un innocent de tout ce qui nous pèse. On lui donne en berceau nos manques inavoués, Ce rôle de sauveur qu’il n’a jamais choisi, Et le cycle se tisse, amer et répété, Pour faire porter à d'autres le néant d'une vie. [Refrain] [Full Band, Powerful & Radiant Vocals, Driving Drums] Il faut que quelque chose arrive, Même la chaîne ou le poison ! Plutôt que l’eau paisible et la rive, On jette une étincelle à sa propre maison. On fuit la paix comme une mort, On cherche le gouffre et le bruit, Et pour combler le vide du corps, On invite le chaos dans la nuit. [Couplet 3] [Progressive Rock Groove, Tense Guitars] Puis vient le doux venin des ambitions dorées, Quand une vie tranquille est jugée sans valeur. On saborde le temps, la liberté sacrée, Pour entrer dans l’arène et nourrir l’oppresseur. Le « challenge » est entré, cheval de Troie masqué, Dans un jeu sans issue dont les règles sont truquées. Combien brûlent leurs ailes pour l'éclat d'un instant, Effacés du tableau, pantins d'un jeu sanglant ? [Refrain] [Soaring Vocals, Heavy Bassline, Epic Melodic Energy] Il faut que quelque chose arrive, Même la chaîne ou le poison ! Plutôt que l’eau paisible et la rive, On jette une étincelle à sa propre maison. On fuit la paix comme une mort, On cherche le gouffre et le bruit, Et pour combler le vide du corps, On invite le chaos dans la nuit. [Pont] [Dramatic Post-Rock Crescendo, Soaring Guitar Solo, Climax] Et ce qui ronge l’homme engloutit les nations… La Belle Époque dansait dans la soie et l'orgueil, Mais la paix sans éclat semblait une prison : Il fallait du fracas pour masquer le cercueil. En un été sanglant, pour chasser la torpeur, Le vieux continent fit le choix de sa fureur, Et l'Europe a couru, ivre de son suicide, Dans la gueule du monstre et d'un siècle homicide. [Outro] [Decrescendo, Spoken Word, Haunting Ambient Echo, Fade Out] Il fallait que quelque chose arrive… Même la servitude. Même la guerre. Même la mort. Et l'abîme a répondu. [End]


