[Intro instrumental] Poésie extirpée, Du fond de la terre ferme, brûlure et sensiblerie mêlées à l’épiderme. Poésie dégorgée, Comme l'hameçon du morose, Pour ne pas étouffer, Il faut bien que j’ose, Dire la beauté qui surgit, La douceur qui réunit, Les arbres que l'on assomme, Et l’invisible qui tarde à pousser au cœur des hommes. [Pre-chorus] Il faut bien que j’écrive, Sinon quoi ? La vie me porte et je ne la vois pas Écrire, sinon quoi ? Je laisserais la boue Me noyer dans le fou ? Je cèderais ma peau Aux laboratoires ? Je me laisserais bouffer la langue, pour une perte de mémoire ?. [Chorus] Avec ou sans ma voix Le futur parlera, il vous fascinera Il vous étonnera Le futur parlera, Il vous refleurira vous redessinera Bien au-delà de moi... [Post-chorus] Est-il l'écho, de l'imprononcé, ce temps qui semble recommencer ?... [Instrumental] je ne serai plus là, pour te voir mon petit-fils, Résister, créer, réussir Plus là pour voir ta sœur Devenir femme, poing levé, poussant la voix, à grand cœur le cri que je n’ai su oser Le futur vous ravira le futur vous élèvera le futur vous confirmera À n’en pas douter... [chorus] Avec ou sans ma voix Le futur parlera, il vous emballera Le futur parlera, Il vous refleurira vous redessinera Et je verrai tout ça... [instrumental hook] [Post-chorus] ce que j'apprends maintenant c'est la mémoire de votre avenir... [Outro] Dans l’élan, lent des bras, à danser, deviner Ce qui n’est pas, je comprends que l'on se comprendra Dans l’ombre, on se retrouvera, Sur les peaux, dans le frisson des voix, toujours à reconstruire Il est sûr que l'on se reverra Il est sûr que l'on se reverra. Poésie ébauchée d'une vie sur la brèche, souvenirs sans mortier comme un mur de pierres sèches assemblées, désassemblées rassemblées.