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Le moteur et moi

V6-MINI

Non, non, non… Tu fais toujours ça. Tu m’allumes, tu t’éloignes, Puis tu reviens comme si de rien n’était. Franchement… Ça devient ridicule. Tu débarques à deux heures, Le sourire en désordre, Tu connais par cœur Les boutons pour me mordre. Tu promets sans promettre, Tu t’approches, tu recules, J’ai beau fermer la porte, C’est mon calme qui bascule. Tu veux jouer les fantômes, Mais tu connais mon code, Tu fais trembler les murs Sans même changer de mode. J’ai dit : c’est fini, J’ai même rangé la clé. Mais quand tu dis mon nom, J’oublie ce que je voulais. Tu mets le feu, feu, feu, Et tu t’en vas tranquille. Tu me rends fou, fou, fou, Puis tu trouves ça facile. Un pas vers moi, deux pas dehors, Tu sais très bien comment ça mord. Tu mets le feu, feu, feu… Et moi, j’en redemande encore. Ton parfum dans l’ascenseur, Ton rire dans ma mémoire, Tu laisses juste assez Pour me faire broyer du noir. Tu dis que t’aimes ma franchise, Alors écoute un peu : Je déteste tes manœuvres, Mais j’adore ton air dangereux. Tu t’assois sur mon canapé, Tu prends toute la place, Tu demandes si je t’en veux Avec ta main sur ma cuisse. C’est pas très fair-play, Mais bon, faut que je l’avoue : T’as le chic pour faire le vide Dans ma tête et partout. Ouais, tu connais le scénario, Tu viens, tu ris, tu prends le contrôle. Moi, je joue le mec raisonnable, Mais je perds le fil de mon rôle. Pas de contrat, pas de promesse, Pas de discours sur l’avenir. Tu veux ma nuit, pas ma sagesse ? Bon… viens, on va voir où ça tire. Tu mets le feu, feu, feu, Et tu t’en vas tranquille. Tu me rends fou, fou, fou, Puis tu trouves ça facile. Un pas vers moi, deux pas dehors, Tu sais très bien comment ça mord. Tu mets le feu, feu, feu… Et moi, j’en redemande encore. Ce soir, pas de reproches, Pas de procès-verbal. Pose tes affaires, approche, On verra bien au final. J’ai cessé de compter Les points et les défaites. Si tu veux rester, reste, On n’est pas à la fête ? Enfin… si, peut-être, Mais sans jouer les martyrs. J’ai du vin dans les verres, Et du temps à perdre ou à vivre. Tu souris, je souris, On n’a plus rien à prouver. Je crois que cette fois, On peut juste improviser. Je ne veux pas te refaire, Ni me refaire une raison. On peut laisser les lumières Et les grandes décisions. Tu me regardes, je ris, C’est déjà moins compliqué. Pour une fois dans ma vie, Je n’ai rien à négocier. Ouais, c’est bon, j’abandonne, Pas besoin de faire un bilan. Tu prends mon verre, je te le donne, On verra pour le reste demain. Tu veux danser ? J’ai deux pieds, Même si je danse comme un idiot. Allez, viens, arrête de parler… Enfin, sauf si tu parles tout haut. Tu mets le feu, feu, feu, Et je le prends tranquille. Tu me rends fou, fou, fou, Mais ce soir, ça me va, facile. Un pas vers moi, plus besoin dehors, On sait tous les deux ce qu’on adore. Tu mets le feu, feu, feu… Et moi, j’en redemande encore.