[Intro — radio, équipage en fond] Signal instable… Saut quantum engagé… Présence mythologique détectée. Qui a laissé le Dahu près du générateur ? [Couplet 1] On partait de Stanton, l’air digne, le plan parfait. Trois caisses dans la soute, deux blessés, six regrets. Le pilote faisait le fier, le mécano priait bas. Puis la console a clignoté : “Quelque chose court là-bas.” On a cru voir une ombre entre deux reflets bleutés. Un museau dans la lumière, des sabots dans les données. Le second a dit : “Impossible.” Le chef a dit : “C’est normal.” Chez la Wyrm, dans le doute, on accuse le bestial. [Pré-refrain] Il monte jamais droit, il descend rarement bien. Mais quand l’espace se plie, il connaît les chemins. [Refrain] Y’a le Dahu dans le quantum, qui danse entre les étoiles. Il penche un peu l’horizon, il nous tord la trajectoire. Y’a le Dahu dans le quantum, le grand maître a souri. Si le saut part de travers, c’est qu’il bénit la Wyrm aussi. [Couplet 2] On a perdu la gravité pendant trois secondes et demie. Le café flottait dans l’air comme une petite galaxie. Le médecin tenait sa trousse, le gunner tenait son verre. Le capitaine, très sérieux, consultait une chèvre imaginaire. Sur l’écran de navigation, plus de route, plus de loi. Juste une pente impossible qui n’existait pas deux fois. Le pilote a serré les dents : “Ce cap n’a aucun sens.” Un ancien a répondu : “C’est donc une évidence.” [Pré-refrain] Car les cartes mentent souvent, les radars voient trop court. Mais le Dahu, lui, avance par les détours. [Refrain] Y’a le Dahu dans le quantum, qui danse entre les étoiles. Il penche un peu l’horizon, il nous tord la trajectoire. Y’a le Dahu dans le quantum, le grand maître a souri. Si le saut part de travers, c’est qu’il bénit la Wyrm aussi. [Pont — parlé-chanté, chœurs discrets] On a vu des pirates fuir, des moteurs tousser leur âme. Des cargos pleins de promesses, des héros pleins de drames. Mais rien n’égale ce moment où l’univers devient mou, quand la passerelle murmure : “Il est derrière vous.” Alors on baisse un peu la voix, on respecte la tradition. Un sabot dans le néant, c’est parfois une direction. [Break — équipage en chœurs] Le Dahu vous voit ! Le Dahu vaincra ! Même dans le noir, il retrouve la voie ! Le Dahu vous voit ! Le Dahu vaincra ! S’il penche l’univers, on penchera avec lui ! [Couplet 3] Quand on est sortis du saut, personne ne parlait vraiment. On était près d’Orison, mais avec deux heures d’avance. La soute était renversée, le café mort au combat. Sur le tableau de bord brillait une empreinte qu’on n’explique pas. Le mécano a juré qu’il avait vu deux cornes. Le pilote nie encore tout, mais il évite les bornes. Depuis, quand le quantum gronde, on garde un peu d’humilité. Car l’espace a ses lois, et le Dahu ses priorités. [Dernier refrain — plus grand, festif] Y’a le Dahu dans le quantum, qui danse entre les étoiles. Il penche un peu l’horizon, il nous tord la trajectoire. Y’a le Dahu dans le quantum, le grand maître a souri. Si le saut part de travers, c’est qu’il bénit la Wyrm aussi. Y’a le Dahu dans le quantum, gardien des caps maudits. Quand l’univers perd le nord, nous, on suit son cri. présence du Dahu confirmée. Fin de transmission. Et planquez le café Dahu dans le quantum, fait pencher les étoiles. On ne comprend pas la route, mais on rentre à la voile. Le Dahu dans le quantum, nous regarde en souriant. Quand l’univers se trompe, c’est lui qui avait le plan.