[intro] Six heures du matin, l’île est encore gelée, Rosée sur l’Espace 67, le parc est à peine réveillé. Quand on commence là comme jardiniers, concentrés, On sait que le lendemain de festival, le trésor est lancé. [verse] Dans les plates-bandes, c’est la chasse, organisée, Des lunettes, du parfum, de bouteilles mal cachées. Des bières pas ouvertes, planquées avant d’entrer, Que la nuit oublie toujours de venir récupérer. Marilyne ne boit pas, le Piknic, c’est pas son dada, Mais quelle alliée solide quand on fouille les plates-bandes en bas. Elle ramène des trésors sans jamais demander pourquoi, Pour l’équipe A, c’est Noël à chaque fois. Un ballon de football, des verres consignés, Un chapeau de cow-boy d’un autre festival passé. Chaque quart de travail, on fouille concentrés, Le parc nous raconte la veille, version abandonnée. [pre-chorus] On connaît les bons coins, les zones vraiment payantes, Mais l’ancienne plate-bande à Élise, c’est une toilette roulante. Vomi express, pipi discret, souvenir persistant, On évite ce secteur-là, c’est pas du trésor, c’est du vivant. [chorus] Sous l’électro du dimanche, le parc se mélange, Des corps fatigués dansent pendant que le soleil plonge. Nous on arrive après le travail, un peu mêlés, Un drink tranquille en main, la journée déjà passée. [verse] On finit tard en début de soirée, déjà vidés, Pas le temps de rentrer chez nous, juste assez pour se changer. Un linge propre, un détour, pas question de s’exciter, Le Piknic pour nous, c’est la suite logique de la journée. Jeanne est encore avec moi, je la suis sans détour, C’est elle qui mène la quête, moi je marche autour. On planifie avant, pendant, après, sans se lasser, Notre sidequest s’est installé, devenu routine assumée. [pre-chorus] On boit un petit drink, on écoute concentrés, Un DJ local qui monte, le parc est électrisé. C’est l’été à Jean-Drapeau, ça fait respirer, Même si nos jambes nous rappellent qu’on a déjà trop travaillé. [verse] Au milieu du parterre, quand tout est bien lancé, Un regard fixe nos sacs, trop précis, trop placé. Elle pointe du doigt, sérieuse, raide comme un piquet, Parle à son superviseur comme si on était traqués. Elle nous désigne dans la foule, sans jamais hésiter, Zèle spartiate, mâchoire serrée, regard fermé. On dirait qu’on a brisé l’ordre établi, Avec vingt verres consignés pis deux bières finies. [pre-chorus] Le superviseur arrive, l’air déjà tanné, Plus dérangé par son zèle que par notre sac usagé. On s’explique calmement, il hoche la tête, posé, Pendant qu’elle de scanner l’humanité. [chorus] Sous l’électro du dimanche, la SS d’Evenko scrute chaque verre qu’on échange, Elle sourit jamais, même quand tout le parc s’arrange. Nous on danse fatigués, contents, un peu mêlés, Elle recompte nos sacs comme si on était armés. [verse] Scarlett pousse la quête direct sur le terrain, Ramasse les verres abandonnés au beau milieu du chemin. Sous surveillance maximale, regard de chien de garde certain, Pendant qu’elle joue la sidequest en plein dans l’événement. [pre-chorus] Tout le monde a sa façon de traverser l’événement, Certains dansent, d’autres observent, d’autres calculent lentement. Nous, on suit la musique sans trop se poser, Pendant que la SS.surveille le monde comme un dossier à classer. [bridge] Ramener des verres, c’est bon pour la planète annoncée, C’est déjà payé, consigné, logiquement pensé. Mais elle, elle voit pas la mission partagée, Juste un règlement figé, jamais questionné. [verse] À Jeanne, j’ai lâché ça, tanné, un peu trop franc, Une phrase exagérée, sortie d’un vieux réflexe brûlant. J’ai dit, dans une autre époque, sans jamais réfléchir, Elle aurait dénoncé des juifs, juste pour obéir. [chorus] Sous l’électro du dimanche, la SS d’Evenko scrute chaque verre qu’on échange, Elle ne sourit jamais, même quand tout le parc s’arrange. Wannabe police, future cadette sans empathie ni nuanceance, Elle traite les fêtards comme des , par pur excès d’obéissance. [outro] Nous, on met l’argent dans le cochon, lentement placé, Un projet tranquille, pas question de tout gaspiller. Quand l’hiver va geler le parc, les foules et les allées, On ira récupérer en Abitibi, enfin décompresser. Massages, forêt, respiration bien méritée, Grâce aux fruits très concrets de notre side kwest d’été. Merci SS d’Évènnko, on te souhaite le meilleur, c’est juré... à vivre un peu… avant de revenir nous encadrer. [big finish] SS d'Evenko Trouve-toi donc une vie ! [big finish] SS d'Evenko... Trouve-toi donc une vie ! [big finish] SS d'Evenko Trouve-toi donc une vie!