HOOKS https://suno.com/@azmognie/hook/fc90f8bf-97ed-4795-b4e5-793684639b31 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- [ Y O U T U B E ] ▶️ ( La Vidéo de la chanson ) https://youtu.be/7dVj4hF1Wcw?si=jcHfm3qTcL5ShtMr - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- Une ode à l'ennui sublime et aux questions sans réponses. Cette chanson, c’est l’art de décrire l’ordinaire avec une précision chirurgicale, comme un tableau de Hopper en mots. Entre les habitudes qui nous définissent , les rituels qui nous rassurent , et cette question lancinante qui persiste malgré tout : "Alors pourquoi je regarde encore ?" C’est la beauté mélancolique du quotidien, où tout semble parfait, aligné, prévisible… et pourtant, quelque chose glisse entre les mailles. Une chanson pour ceux qui ont déjà fixé le vide en se demandant s’ils étaient vraiment là, pour ceux qui savent que "tout va bien"… mais qui cherchent quand même un autre angle. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- Tout va bien Le courrier important arrive le mercredi, La plante du salon penche toujours vers midi. Le mot de passe du Wi-Fi tient depuis quatre ans, Et la machine à café connaît mes habitudes mieux que les gens. Le voisin sort les poubelles avant tout le quartier, Le boulanger me salue sans regarder mon ticket. J'ai trouvé la bonne taille de chemise, La bonne mutuelle, Le bon modèle. Rien ne dépasse. Rien ne proteste. Même les silences savent où se mettre. Tout va bien. Tout va bien. Alors pourquoi je regarde encore ? Je ne cherche pas une autre vie, Juste un autre angle sur celle-ci. Une rue de plus, Un café plus loin, Une erreur discrète dans le dessin. Tous les voyants restent au vert, Je devrais dormir tranquille. Mais il reste dans un coin de ma tête Une question parfaitement inutile. Au supermarché, les chariots avancent au ralenti, Comme un cortège sans cérémonie. Les gens remplissent des sacs pour les jours à venir, Comme si le futur pouvait tenir dans un tiroir. Une promotion sur le café, Trois points sur la carte fidélité. Personne n'a l'air perdu, Personne n'a l'air trouvé non plus. Les agendas se remplissent. Les saisons se remplacent. Et quelque chose passe entre les mailles. Tout va bien. Tout va bien. Alors pourquoi je regarde encore ? Je ne cherche pas une autre vie, Juste un autre angle sur celle-ci. Une rue de plus, Un café plus loin, Une erreur discrète dans le dessin. Tous les voyants restent au vert, Je devrais dormir tranquille. Mais il reste dans un coin de ma tête Une question parfaitement inutile. Parfois je pense au train de huit heures quatorze, Celui qui part juste avant le mien. Je lui invente des passagers, Des rendez-vous, Des détours, Des lendemains. Je prête à l'un d'eux une mauvaise coupe de cheveux, Un appartement trop petit, Une fenêtre qui ferme mal. Je ne lui envie rien. Enfin... Pas totalement. Tout va bien. Tout va bien. Alors pourquoi je regarde encore ? Je ne cherche pas une autre vie, Juste un autre angle sur celle-ci. Une rue de plus, Un café plus loin, Une erreur discrète dans le dessin. Tous les voyants restent au vert, Je devrais dormir tranquille. Mais il reste dans un coin de ma tête Une question parfaitement inutile. Je plie le linge avec application, Comme on termine un puzzle déjà connu. Je ne demande pas davantage, Je ne réclame pas moins, Je continue. Il y a dans l'entrée un point d'interrogation, Accroché quelque part entre le porte-manteau et la lumière. Il ne dérange personne. Il habite ici. Moi aussi. Je ne cherche pas une autre vie, Juste un autre angle sur celle-ci. Une rue de plus, Un café plus loin, Une erreur discrète dans le dessin. Tous les voyants restent au vert, Je devrais dormir tranquille. Mais il reste dans un coin de ma tête Une question parfaitement inutile. Tout va bien. Tout va bien. Alors pourquoi je regarde encore ? Je crois que c'est la bonne vie. J'aurais simplement aimé La comparer avec une autre. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - --