Ils nous avaient prév’nus, En long, en large et en travers, Que tout serait foutu, Si on n’respectait pas la Terre. Maintenant, c’est bien parti, On ne peut plus rien faire, À part décoller d’ici Et pourrir une autre Terre. On dit qu’la vie est dure, Mais elle est bien faite, Pour protéger son futur, Elle va nous faire la fête. Aurons-nous le temps de nous adapter? De la flore, la faune à l’humanité. C’est le seul cadeau qu’elles pourraient nous faire, Pour ne pas finir à six pieds sous terre. Ils nous avaient prév’nus, En long, en large et en travers, Que tout serait foutu, Si on n’respectait pas la Terre. Yeh, man, tu m’as bien entendu ! Lâcher tout comme au rami, Mais là, c’n’est pas un jeu, C’est bien de la vraie vie, Où l’on cuit à p’tit feu C’est quand même terrible, De cramer du charbon, De trouver les terrils, Beaux…….Comme décorations. Les uns s’font du pognon Pendant que d’autres cuisent Ils iront bien au fond, Couverts de leurs devises. Ils nous avaient prév’nus, En long, en large et en travers, Que tout serait foutu, Si on n’respectait pas la Terre. Yeh, man, ils nous avaient prév’nus. Que dire des animaux, Innocentes pauvres bêtes, Pour subir sans un mot, Ces feux et ces tempêtes Et le pire dans tout ça, Je vous l’accorde, certes, Je participe à ça, Pour courir à ma perte. J’voudrais croire en l’espoir, Qu’un sursaut d’humanité, Pourrait un jour surseoir À cette stupidité. Ils nous avaient prév’nus, En long, en large et en travers, Que tout serait foutu, Si on n’respectait pas la Terre. Ils nous avaient prév’nus, Que tout serait foutu, En long, en large et en travers, Si on n’respectait pas la Terre.


