
[récit voix claire et légère, cristalline, accompagné de la musique et la voix de narration change l'ambiance en récit fantastique, onirique, épopée cinématographique fantasmagorique puissante] Les remous de la main fermée arrache Altaïr au monde de la surface formant un maelström de débris d'écume et de formes de vie aussi étonnées de le trouver là que lui d'y être emportant Ataïr au fin fond des abysses gris sous des montagnes de liquide hurlants brutaux comme acharnés puis le dépose dans une salle vide colonisée de mousses accrochées à une terre sombre phosphorescentes elles luisent assez pour lui rappeler qu'il est encore en vie comme oublié du monde mais en sécurité il regarde le plafond planté de fleurs pourprées et sauvages, une rivière d'eaux laiteuses, un pont sans début ni fin juste un morceau qui ne mène à rien ni n'en vient la perspective est inversée, au centre un miroir liquide lui sert de ciel [pause musicale : triangles, tintements stellaire, timbales et balafons lents et presque lunaire, une ligne de djembé, comme un cœur qui ralentit] ici tu peux contempler les mondes regardes où il te plaira de le faire tu ne peux plus quitter cette sphére où Hécate t'as enfermé il n'y a que l'amour qui pourra ici trouver la voie pour traverser ce pont et ouvrir le voiles sur tous les univers pris donc qui tu veux aucun être vivant jamais ne se donnera cette peine Hécate sait ce qu'elle fait (vvvvrrrrrrr, tchac tac, tac, klakraklasss) des empreintes de loup gigantesque semble suivre tranquillement le tracé qu'ils suivent vers la forêt aucune présence pourtant aucun son non plus (vvvvrrrrrrr, tchac tac, tac, klakraklasss) alors Altaïr regarde dans le miroir (vvvvrrrrrrr, tchac tac, tac, klakraklasss) il voit un loup gigantesque qui renifle la piste des ses amis laissant des empreintes sans s'en soucier il les suit tranquillement il voit la forêt qui respire difficilement son esprit est enfermé dans un tertre de basalte il lui faut la clé pour s'échapper de sous cette immonde prison il pense a faire un croc en jambe a orion pour attirer son attention (vvvvrrrrrrr, tchac tac, tac, klakraklasss) [pause musicale : engrenages qui se mettent en marche et tic tac de machines qui commencent leur production, genre] une voix métallique grésille "la perte d'un compagnon fidèle sera le prix à payer mais de cette souffrance tu sortiras grandit ou détruit jusqu'à que quelqu'un d'autre pour toi se sacrifie" [un chant dans un autre chant reprend en chœur un litanie bizarre, les esprits des fantômes se transforment en cris gutturaux en cris et murmures inintelligibles sortis de gorges nouées] (le loup, l'aigle et le corbeau l'aigle, le loup et le corbeau le corbeau et le loup et l'aigle) [pont musique de cornemuses et de violons grosses caisses et fifres, la voix de basse récite plus amplement tension narrative] un son rauque sort du tombeau trois têtes pour un même corps chimère tu deviendras et perdus vous serez chacun dans votre éternité la créature mystique des manticores ne doit pas, ne doit plus jamais exister en bas enfin là bas, le corbeau entre deux transmutations revient à la nature, l'esprit de la forêt s'enfuit de sa prison maudite, saturne est entrée dans l'essence de FENRIR, Orion est soulagé de ne pas avoir a subir cette foutue prophétie à la con [pont musical festif de musiques celtes druidique] "Calmez vous mes gaillards, quel que soient vos impressions, elles sont totalement fausses, on ne laisse pas un ami, Altaïr tiendra bon, et fermez donc vos gueules bande de prophètes mélomanes, c'est pas une chanson à la con qui va m'empêcher de mettre mon chaos, bien comme il faut, sur cette putain de terre!" (vvvvrrrrrrr, tchac tac, tac, klakraklasss) au dessus dAltaïr le jardin se fane le morceau de pont se désagrège, l'eau comme aspirée par le miroir lui fait refaire en sens inverse le chemin déjà vécut qui le ramène a grands fracas vers la surface et les ailes trempées le bec englué de paquets d'eau salée et amères le lance dans les airs là où la main l'avait attrapée. l’aventure continue....

