
Les parents regardent grandir leurs enfants, l'inverse rarement. Je dédie ce texte à tous les parents qu'on n'a pas vu vieillir et dont on se rend compte que le plus précieux, c'est qu'ils soient toujours là pour qu'on puisse les aimer 🐞🐞🐞 ©Bao Lynn 2025. All rights reserved 🐞🐞🐞 [Verse 1] L’aube glisse, froide sur la rampe du vieux porche, Botte usées, jeans tachés, café qu’on approche. Papa se penche, retrousse encore ses manches, J'ai pas vu les années filer, pas même les dimanches. Toujours son chien, au même endroit fidèle, Chassant les pies au matin, sous le vent qui appelle. [Verse 2] Le soleil se lève, et fait déjà couler ma peau, Mes mains fatiguées, sentent déjà le fardeau. Il rit tout bas, visage caché dans l’ombre, Des rides que jamais je n’aurais pensé rencontrer. Pour la première fois, je l’observe sans rien dire, Il fut jeune, aujourd’hui ses cheveux gris font réfléchir. [Pre-Chorus] Grandir c'est peut-être regarder en arrière, Chercher l’enfant, qui le croyait dur comme fer. [Chorus] Rien n’a d’importance, t’en fais pas, Laissons le monde filer plus bas. Tant qu’on a la terre, et le ciel aussi, Nos vieilles bottes, ce vieux chien, toi près de moi. [Bridge] Rides marquées comme les courbes du dos, Tes jambes penchent, mais tiennent bon le haut. Je vois l’avenir dans ton chapeau usé, Devenir l’homme que tes yeux font miroiter. [Verse 3] Les jours s’étirent, les clôtures se tordent, Les histoires dans nos pas, anciennes et profondes. Il siffle des airs que lui seul connaît, Poussière sur l’épaule, le soleil peint ses traits. Le dos raide, après les champs, fatigué le soir venu, Mais ses yeux me rappellent : l’envie n’a jamais disparu. [Verse 4] Des orages au loin, menaçants grondements, Des feux traversés, des récoltes patientant. Parfois je me demande : où file donc le temps ? Courir chaque saison, attachés au présent. Je le vois sourire, face aux couleurs du ciel, Cette terre nous a faits tous les deux, elle est essentielle. [Final Chorus] Rien n’a d’importance, t’en fais pas, Sous les eucalyptus, le ciel du sud là-bas. Le travail passe, l’amour ne s’efface pas, Rien n’a d’importance, t’en fais pas, papa. 🐞🐞🐞 ©Bao Lynn 2025. All rights reserved 🐞🐞🐞

