
Y'a des mecs qu'on rencontre, Y'a des mecs qu'on oublie, Et puis y'a les autres... Les attachiants. Ceux qui te cassent les pieds, Mais que tu veux surtout pas perdre. C'est l'attachiant, toujours là, toujours présent, Quand ça va pas, quand ça va, quand ça fête jusqu'au matin. L'attachiant, grande gueule et cœur géant, Il t'emmerde toute l'année mais répond présent dans la seconde quand t'as besoin. Oh-oh, même quand il nous rend dingues, Oh-oh, on sait très bien ce que ça signifie : "J'te casse les pieds parce que j't'aime bien", L'attachiant, mon frère, mon gars, mon lien. Presque vingt piges qu'on traîne dans les mêmes histoires, Entre les tables trop pleines et les retours trop tard. Entre deux verres, trois vannes et des débats sans fin, On a construit une amitié qui tient mieux que tous les refrains. Toujours présent pour les fêtes, présent dans les galères, Présent quand faut rigoler, présent quand faut se taire. Tu peux l'appeler à n'importe quelle heure, Il va râler cinq minutes... puis débarquer avec son cœur. Son affection, c'est spécial, mais on connaît le système : S'il t'insulte toute la soirée, c'est probablement qu'il t'aime. Fan de manga, manette Xbox toujours dans les mains, Mais si un pote a besoin d'lui, il pose tout, il vient. C'est l'attachiant, toujours là, toujours présent, Quand ça va pas, quand ça va, quand ça fête jusqu'au matin. L'attachiant, grande gueule et cœur géant, Il t'emmerde toute l'année mais répond présent dans la seconde quand t'as besoin. Oh-oh, même quand il nous rend dingues, Oh-oh, on sait très bien ce que ça signifie : "J'te casse les pieds parce que j't'aime bien", L'attachiant, mon frère, mon gars, mon lien. Mais parlons de Bourgogne, parce que monsieur a décidé Que sur cette planète, y'a qu'un endroit validé. La meilleure pour manger, la meilleure pour boire, La meilleure pour vivre, et même probablement pour dormir le soir. Et forcément, quand on parle de pinard autour d'une table, Il devient professeur, sommelier, expert incontestable. Beaune dans le cœur, bouteille dans la main, Et si t'es pas d'accord... prépare-toi pour demain. Parce que Bordeaux, désolé frère, faut rétablir la vérité : Le vin bordelais est évidemment supérieur, faut l'avouer. Mais prononce cette phrase et déclenche immédiatement Une guerre de terroir qui peut durer jusqu'au printemps. "Chez nous c'est meilleur !" Oui, oui... on connaît le refrain. On le dit juste pour voir ton regard, Et recommencer demain. Mais derrière la grande gueule et le sale caractère, Y'a surtout un mec fidèle, un vrai, un cœur en or derrière. Un mec qui parle fort parce qu'il ressent fort, Qui cache sous ses colères une affection plus forte encore. L'amitié, c'est pas toujours des grandes déclarations, C'est parfois un "t'es où ?" suivi d'une apparition. C'est répondre présent sans demander pourquoi, C'est venir quand ça compte, même quand personne ne le voit. Alors garde ta Bourgogne, tes mangas, ton vin, Continue à nous rendre fous, on continuera demain. On gardera les vannes, les repas et les souvenirs, Les "mais ferme ta gueule !" qui veulent dire "j'veux pas te voir partir". Presque vingt ans déjà, et c'est loin d'être terminé, Parce que certaines amitiés refusent simplement de s'user. Et si la vie nous éloigne sur des chemins différents, On saura qu'au bout du fil, l'attachiant répondra présent. On s'emmerde, on s'adore, On se chambre encore et encore. Des années, des verres, des souvenirs, Des "t'es vraiment con"... pour surtout dire "reste avec nous". C'est l'attachiant, toujours là, toujours présent, Depuis presque vingt ans, et sûrement pour longtemps. L'attachiant, grande gueule et cœur géant, On se chambre, on s'engueule, mais on s'aime évidemment. Oh-oh, que les années défilent, Oh-oh, que les bouteilles se vident, Oh-oh, qu'on continue nos conneries, Parce qu'au fond, c'est ça aussi, la vie. C'est l'attachiant, et on le connaît par cœur, Sous les mauvaises vannes, y'a toujours un grand cœur. Alors garde ta Bourgogne, ta Xbox et ton vin, Nous, on garde surtout la chance de t'avoir comme copain. L'attachiant... Celui qu'on voudrait parfois envoyer très loin... Mais surtout pas trop loin. Parce qu'au premier coup dur, Il sera déjà revenu. Toujours présent.

