
Je fouille dans le sable du temps, j'y trouve les pierres des âges. Je marche au bord de l'eau, tout va bien jusqu'à l'orage. Main sur mon cœur sans lendemain, quand viendra donc le grand matin ? J'ai pris un journal tout nouveau, faut remplir toutes ses pages. J'ai traversé les jours d'avant, sans voir mourir les jours d'hier. Je tourne les yeux vers demain, tout devient un grand mystère. Main sur mon cœur rempli d'espoir, les pieds glissant dans le soir, Comment tout recommencer quand le temps s'enfuit derrière ? J'aurais pu être quelqu'un, j'aurais pu faire quelque chose. Jamais connu de drame, jamais connu de comédie. J'aurais pu partir plus loin, j'aurais appris à tendre la main. J'allais sans conviction, sans la moindre direction, j'aurais trouvé l'océan, j'aurais gagné la septième mer. Encore un autre jour qui vient, encore un jeu, peut-être un jour. Encore demain qui se dessine, trente-et-un pour les mauvais jours. Main sur mon cœur rempli d'espoir, je m'élance sans plus attendre. J'écris encore dans mon journal, je remplirai toutes ses pages. Peut-être ai-je été quelqu'un, peut-être ai-je fait quelque chose. La vie n'est pas un drame, la vie n'est pas une tragédie. Il me semble être allé plus loin, il me semble avoir tendu la main. Ce n'était pas qu'une illusion, ni une simple émotion, j'ai trouvé mon océan, j'ai gagné la septième mer. Je fouille dans le sable du temps, j'y trouve l'espoir des vieux âges... des vieux âges... des vieux âges...

