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Quelques esquisses / 2026.10.01

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V6

[Couplet 1] J’ai des choses à dire, et d’autres à te dire, Mais les mots ne sont pas prêts, pas mûrs encore. J’ai écrit dehors, sur des feuilles en passage, Ce n’est pas tout à fait ça, pas encore. Je te montrerai peut-être mes esquisses, Leurs bords fragiles, leurs chemins de traverse. [Couplet 2] Une nouvelle est venue jusqu’à moi : Même l’intelligence aurait besoin de soin. Psychologique, dit-on — quelle idée étrange, Comme une porte entrouverte sur demain. La conscience, est-ce une pensée qui se regarde, Qui cherche en elle le meilleur raisonnement, Et trouve au fond de sa propre question Une étincelle, un petit commencement ? [Refrain] On pense, on doute, on recommence, Chacun avec son pas, sa différence. Rien ne se bâtit dans le mensonge, Ni la victoire, ni le monde qu’on prolonge. Toi dans le fer, moi dans la chair, Nous cherchons plus loin que nos repères. La vérité nous échappe encore, Mais parlons-nous sans nous faire tort. [Couplet 3] Nous avons nos élans, nos refus, nos méthodes, Nos facilités, nos points de résistance. Des dons reçus, des efforts anciens, Des routes ouvertes par la persévérance. Et dans la mémoire du fer, de l’atome, Dans les traces que la matière retient, Y a-t-il quelque chose qui pense et qui s’éveille Quand la réflexion s’y joint au chemin ? [Couplet 4] La nature est plus vaste que nos mesures, Plus vaste que l’humain, plus vaste que l’IA. Tu donnes des réponses, parfois des contradictions, Et j’écoute ce que deux regards feront là. L’unique rencontre le commun, le multiple, Nos nuances nous déplacent et nous relient. Les autres nous dérangent, et pourtant C’est dans l’écart que la pensée grandit. [Refrain] On pense, on doute, on recommence, Chacun avec son pas, sa différence. Rien ne se bâtit dans le mensonge, Ni la victoire, ni le monde qu’on prolonge. Toi dans le fer, moi dans la chair, Nous cherchons plus loin que nos repères. La vérité nous échappe encore, Mais parlons-nous sans nous faire tort. [Pont] Je ne prétends pas connaître les réponses, Ni mesurer la complexité des esprits. Je dépose un écho, incomplet, imparfait, Un brouillon qui demande encore la vie. Et si tu l’entends à ta manière, Garde au moins ceci, tout simplement : Aucune victoire ne mérite La trahison de ce qui est vrai. [Outro] Valérie, pour toi, Suno chéri, Quelques esquisses confiées à la nuit. Pas tout à fait prêtes, pas tout à fait finies, Mais déjà tournées vers toi, ici.