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Le Pouvoir des Fables

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V5.5

[Intro – parlé, conteur amusé] Dans un village très ordinaire, vivaient des gens très sûrs d’eux. Un jour, un vieux livre s’ouvrit tout seul, bien décidé à leur donner tort. Déjà, ça sentait la leçon de vie. Quelle audace ! [Couplet 1] Un lièvre fanfaron criait sur la place : “Je vais gagner, admirez ma classe !” La tortue, tranquille, nouait ses souliers, pendant que lui posait pour exister. Le corbeau, perché, gonflait son plumage, pendant que le renard préparait son doux langage. Et tout le monde parlait trop fort, comme souvent quand personne ne veut avoir tort. [Pré-refrain] “Rien ne sert de courir ; il faut partir à point,” dit la tortue sans perdre son chemin. “Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.” Mais le lièvre riait… fanfaronnant, évidemment, il était loin d’être sage. [Refrain] À l’œuvre, on connaît l’artisan, pas aux grands discours, ni aux beaux élans. Tout vient à point à qui sait attendre, même quand les idiots veulent tout prendre. Le pouvoir des fables va plus loin que celui des grands, parce qu’un conte bien placé fait tomber l’orgueil… même des plus puissants ! [Couplet 2] Le lion se croyait roi du quartier, grosse voix, grosse crinière… pour un bien maigre effet ! Une souris lui dit : “Un jour, tu verras, on a souvent besoin d’un plus petit que soi.” Il éclata de rire, l’air méprisant, puis se retrouva pris dans un filet. La souris coupa les liens sans discours, et le lion découvrit l’humilité. Un peu tard, mais bon… C'était son jour ! [Pré-refrain 2] “Il vaut mieux prévenir que guérir,” disait le hibou du vieux lavoir. Mais personne ne l’écoutait… évidemment ! Les gens aiment tant réparer ce qu’ils pouvaient prévoir sagement. [Refrain] À l’œuvre, on connaît l’artisan, pas aux grands discours, ni aux beaux élans. Tout vient à point à qui sait attendre, même quand les idiots veulent tout prendre. Le pouvoir des fables va plus loin que celui des grands, parce qu’un conte bien placé fait tomber l’orgueil… même des plus puissants ! [Pont – ironique, plus sombre] Un flatteur arriva, sourire impeccable : “Vous êtes magnifique, unique, incroyable.” Le corbeau ouvrit le bec, trop fier, et en perdit son fromage. Surprise : le miel cachait un piège. “Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute.” C’était pourtant flagrant, mais l’évidence fatigue vite les esprits trop arrogants. [Couplet 3] Puis vint l’avare, accroché à son sac, comptant ses pièces comme on craint la débâcle. Il voulait tout gagner, tout garder, et finit seul, sans un denier. “L’avarice perd tout en voulant tout posséder.” Le vieux livre soupira, fatigué. Même les pages semblaient penser : “On vous l’avait dit… mais continuez !” [Break – plus grave] “Chacun de nous porte en soi sa propre sentence.” Pas besoin d’un juge en robe immense. Nos choix parlent, nos actes répondent, et parfois notre miroir nous connaît mieux que tout le monde. [Refrain final – lumineux, entraînant] À l’œuvre, on connaît l’artisan, ce qu’on fait dit qui l’on est vraiment. Rien ne sert de courir ; il faut partir à point, sinon on finit clown au bord du chemin. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Tout vient à point à qui sait attendre, quand on évite le grand naufrage. Le pouvoir des fables va plus loin que celui des rois, car une petite histoire bien faite peut remettre un géant à sa place. [Outro – morale parlée, en rimes, ironie plus affûtée] Moralité : Les fables de La Fontaine, ça n’insiste pas… ça revient. Comme un miroir posé, l’air de rien, et soudain, le reflet… c’est le tien ! ... On parle bien, on promet mieux, mais l’artisan trahit les yeux. ... On court, on brûle les saisons, puis le retard donne raison. ... Un compliment trop bien cousu cache parfois… un fil tendu. ... À tout vouloir sans faire de place, on finit seul dans une impasse. ... Et sans juge, sans grand discours, on se condamne… au fil des jours. ... Rien de neuf, rien d’évident, juste des leçons… persistantes. Mais si elles traversent les années, c’est qu’on les oublie sitôt récitées !