
«Ma chérie ?….. ma chérie!!!…. Oui, c’est à toi que je m’adresse », J’aimerais t’exprimer mon mécontentement avec d’infinies tendresses. Nous vivons sous le même toit depuis tant d’années, Que nos moindres émois et défauts sont amplifiés. Aussi je voudrais te parler d’une chose qui m’touche profondément, Ce n’sont pas des roses que je t’offre tous les dimanches… mais de tes ronflements ! Vois-tu, mon cœur que j’aime tant, je suis fatigué de ces voyages de pèlerin, Que m’impose le rythme endiablé de la vapeur de ton train. ……Tchou tchou tchou tchou tchou Moi qui ai l’oreille, certes ensablée mais un peu musicale, J’ne peux pas m’empêcher de trouver en toi un talent abyssal. Je suis abasourdi par la facilité que t’as de changer de registre, Alors qu’j’aimerais tant que tu aies le sommeil d’un trappiste. Parfois, dans mes rêves, je me retrouve au cœur de ces orchestres flamboyants, Quand ceux-ci m’réveillent…. Ce ne sont qu’en fait tes arpèges somnolants. Sache que l’répertoire infini de tes fantastiques prouesses, Ferait pâlir de jalousie des gars comme Thomas Adès. Ces pffou pffou tchiiiiiii ffluuu pchiiii et autres wouah wouah…. N’ont pas besoin d’sacem puisque t’en crées de nouveaux à chaque fois. ……Malgré ces concerts gratuits que tu me joues à toi toute seule, La femme que j’aime et dont je suis fier est bien toi et toi seule !!

