
J’ai tenu trop fort, jusqu’à me blesser. J’ai voulu garder, ce qui devait s’en aller. J’ai cru que l’amour, se prouvait en serrant. Mais la vie me l’a dit : on garde mieux en laissant. Mes mains apprennent la danse, celle du donner et du recevoir. Je ne retiens plus le monde, je l’accueille chaque soir. Les mains ouvertes, le cœur tranquille. Je laisse passer, ce qui s’exile. Les mains ouvertes, face au vent. Je n’ai plus peur de perdre le temps. Ce qu’on retient se brise, ce qu’on libère revient. J’ai compris la vraie maîtrise : c’est de ne plus avoir besoin. Mes mains ne demandent plus, elles bénissent le passage. Elles savent que tout ce qui part fait place à davantage. Je donne, je reçois, sans peur, sans loi. La vie me traverse, et c’est ma foi. Les mains ouvertes, le cœur tranquille. Je laisse aimer, ce qui file. Les mains ouvertes, face au jour. Je suis l’espace, et l’amour.

