
[Couplet 1] Dans la maison froide où les murs parlaient bas, J’attendais qu’on me voie, mais personne n’était là, Les saisons traversaient mes yeux fatigués Et moi je grandissais sans jamais exister J’avais des rêves simples au fond de mes deux mains, Un peu d’amour tranquille, quelqu’un pour dire “viens”, Mais les adultes passaient comme des trains dans le noir, En laissant dans mon cœur des tempêtes chaque soir [Pré-refrain] Alors je m’inventais des étoiles derrière mes paupières, Un monde où l’on serre un enfant contre la lumière. [Refrain] Si je pouvais partir dans un monde parallèle Là où les blessures deviennent enfin moins cruelles, Je donnerais mon enfance pour entendre une fois, Quelqu’un me dire doucement : “Je suis fier de toi” J’étais l’enfant perdu derrière toutes les portes, Celui qu’on oubliait quand la douleur était trop forte, Et même aujourd’hui quand le silence revient, Je porte encore en moi ce petit cœur qui tient, [Couplet 2] Les années ont laissé des cicatrices au fond Comme des éclats de verre sous chacun de mes noms, Je souris quelquefois pour cacher les dégâts, Mais la nuit mon passé recommence ses combats, Je regarde le ciel comme on regarde la mer En espérant qu’un jour quelqu’un puisse comprendre, Pourquoi certains enfants deviennent des fantômes, Avant même d’avoir trouvé une vraie maison [Pré-refrain] Alors j’écris des chansons pour ne pas disparaître, Pour offrir à ma peine une fenêtre peut-être [Refrain] Si je pouvais partir dans un monde parallèle Là où les blessures deviennent enfin moins cruelles, Je donnerais mon enfance pour entendre une fois, Quelqu’un me dire doucement : “Je suis fier de toi” J’étais l’enfant perdu derrière toutes les portes, Celui qu’on oubliait quand la douleur était trop forte, Et même aujourd’hui quand le silence revient, Je protège encore en moi cet enfant qui a faim [Pont] Mais au milieu des cendres il reste une lumière, Une voix presque fragile qui murmure derrière : “Tu n’étais pas le vide, ni une erreur du temps… Tu étais juste un enfant.” [Dernier refrain] Et si un autre monde existe quelque part ailleurs, Peut-être qu’on y soigne les blessures du cœur, Peut-être qu’un enfant y dort enfin tranquille Sans peur d’être oublié dans un coin immobile, Moi je continue encore malgré toutes les chaînes, Avec ce cœur usé qui apprend à aimer Car même abandonné dans l’hiver autrefois L’enfant oublié… mérite aussi la joie.

