
Et quand les heures s’usent À courir sans fin Plus un souffle ne diffuse Dans les vies au matin Quand de doute en silence De regrets en jamais Puis de peur en défiance On apprend à s’effacer Viennent les nuits profondes Où tout peut renaître enfin Quand les vies ne sont plus que rondes Restent nos rêves en chemin Il me dit que je suis lumière Qu’il ne voulait que moi Il me dit que je suis celle À qui se raccrochent ses doigts Il parle comme on effleure Des mots qui n’ont jamais existé De toujours et de douceur Et je n’entends que sa clarté Des histoires et des chimères Qu’un enfant ne croirait pas Mais les nuits sont mes prières Et dans mes rêves, j’y crois Éviter les regards Prendre cet air absent Celui qu’ont les gens sur les boulevards Cet air qui les rend flottants Apprendre à détourner les yeux Devant les âmes qui s’aiment Éviter tous ceux qui marchent à deux Ceux qui s’embrassent jusqu’au blême Y a-t-il un soir, un instant Où l’on se dit “c’est fini pour moi” Tous les mots doux, les éclats d’antan Mais dans mes rêves, j’y ai droit Il me dit que je suis lumière Et qu’il ne voulait que moi Il me dit que je suis celle À qui se raccrochent ses doigts Des histoires et des chimères Qu’un enfant ne croirait pas Mais les nuits sont mes prières Et dans mes rêves, j’y crois Il me dit que je suis lumière Je le vois courir vers moi Ses mains me frôlent et m’entraînent C’est beau comme au cinéma Plus de trahison, de silence Mon scénario n’en veut pas Il me dit que je suis reine Et pauvre de moi, j’y crois Pauvre de moi, j’y crois

