
Les règles :… du prescris au réel.
[Couplet 1] Dans la lumière des bureaux froids, Des gestes précis, toujours droits. Travailler, c'est comme inventer, Des règles qu'on plie sans les casser. On négocie des bouts d'avenir, Des silences pour mieux se réunir. Et sous le poids des cadres imposés, On cherche un souffle pour exister. [Refrain] Et toi, dis-moi, c'est quoi ton rôle, Quand tout vacille sous nos épaules ? Des règles qu’on crée et qu’on partage, C’est l’autonomie qui prend l’abordage. Travailler, c’est d’abord rêver, Rêver qu’on peut encore avancer. [Couplet 2] Les rapports de force dans la cité, Des accords brisés à rafistoler. Travailler, c’est se tenir debout, Avec des rêves lourds comme des clous. On compose avec l’autre, on s’apprend, Des règles communes dans l’instant. Et même si tout semble si fragile, On avance en équilibre sur ce fil. [Pont] Il y a les règles qu’on impose, Celles qu’on brise, celles qu’on cause. Entre légitimité et pouvoir, On construit un avenir provisoire. Inventer, c’est aussi apprendre, De ces tensions, ces liens à tendre. [Refrain] Et toi, dis-moi, c'est quoi ton rôle, Quand tout vacille sous nos épaules ? Des règles qu’on crée et qu’on partage, C’est l’autonomie qui prend l’abordage. Travailler, c’est d’abord rêver, Rêver qu’on peut encore avancer. [Outro] Un univers d’alvéoles, de voix, Chacun sa place, et chacun ses choix. Et dans l’écho des pas hésitants, On invente le futur doucement. Travailler, c’est réparer des rêves, Des règles qu’on tisse, qu’on relève. [Couplet 3] Des règles qu’on pose, qu’on bricole la nuit, Des cadres qu’on tord, comme des folies. Dans l’usine des mots, on forge des accords, Des bouts d’idéal jetés sur des décors. Et toi, là-bas, tu rêves d’un terrain clair, Mais c’est dans l’ombre qu’on trouve la lumière. [Refrain] Rêver des règles qu’on invente, De ce fragile qu’on représente. Bébé, laisse-nous encore du temps, Ce qu’on écrit est plus grand que le vent. On bâtit des ponts entre nous, Même si l’équilibre est fou. [Couplet 4] La routine en alvéoles enferme les idées, Mais au bout des failles, des possibles cachés. Chaque geste qu’on fait recompose l’espace, Des barrières qu’on brise pour trouver leur place. On est ces bricoleurs de l’invisible, Construisant des règles à peine lisibles. [Pont] Les voix se croisent, se heurtent et s’entrelacent, Des négociations, des désirs qu’on entasse. Tout se joue dans ce flou partagé, C’est là qu’on transforme nos cages en liberté. [Outro] Alors on avance, dans ce chaos précis, Cherchant l’équilibre, même indéfini. Les règles se tissent, les vies se confondent, C’est un travail d’ombres qui éclaire le monde.

