
Ton casque est un peu grand… sur ton jeune visage. Ton casque est un peu grand sur ton jeune visage, Lorsque l'aube apparaît sans bruit sur ton passage. Dans tes mains, y'a déjà des matins à venir, Et dans tes pas d'enfant quelque chose veut grandir. Tu apprends le silence quand écoute le courage. Et tu mesures ton souffle au bord de chaque route. Tu tombes quelquefois, le roseau se redresse, Tu recommences encore sans savoir où ça mène. Il est des mains tendues que nul ne voit trembler, Des samedis donnés au printemps de ta vie. Des actes que le temps dépose entre tes mains, Et des voix qui demeurent longtemps après le jour. Des rires éclatent encore entouré de fatigue, Quelques miettes de pain restent là sur la table. Les chaussures près du mur attendront tranquillement, Et le sommeil viendra accompagner tes rêves. Ces samedis d'avant respirent tous sous vos pas, Leurs levers un peu tôt et leurs soirées offertes. Chaque geste reçu reste au fond de vos mains, Et grandit en silence au fil de vos chemins. Depuis tes premiers pas, cette voie est la tienne. Et tu l'aimes aujourd'hui, demain t'en dira plus. Tu grandiras, choisiras au fil de tes saisons, Quand ta vie, avant tout, observera l'élan. Il est des mains tendues que nul ne voit trembler, Des samedis donnés au printemps de ta vie. Des actes que le temps dépose entre tes mains, Et des voix qui demeurent longtemps après le jour. Le casque est encore grand… Mais tes pas Le sont aussi.

