
Elle siégeait au sol... en cercle ancien... Elle siégeait au sol, en cercle ancien Déchiffrait les grimoires du néant Comme cendre d'âmes, froid résidu Les saisissait — puis les jetait au feu Les feuillets maudits, signes de l'Abîme Révélaient les secrets du Chaos primordial Savoir! Maudit! Interdit! À jamais! Par les ténèbres et le Chaos dévoré! Âmes! Perdues! Consumées! Brûlées! Par la grâce de Tzeentch, le Changeur! Elle prenait les feuilles aux signes maudits Et d'un œil étrange les contemplait Tel l'Esprit de l'Abîme, du haut des cieux Contemple le corps mortel qu'il a quitté Les mots anciens brûlaient dans son esprit La corruption s'emparait de son âme impure Sang! Versé! Pour les dieux morts! Par la connaissance interdite des anciens! Corps! Brisés! Par la folie! L'Œil de la Terreur s'ouvre dans son regard! Je me tenais muet, à l'écart Observateur de l'Abîme, entité sans nom Et la terreur m'envahit Quand elle ouvrit les portes du Chaos... Elle se leva — les yeux vides, noirs La marque du Chaos sur son front brûlait Elle n'était plus mortelle, ni humaine Elle était devenue... la porte du néant! La porte du néant... La porte du néant...

