Titre : La Couleur du Sang (L'Humain d'abord) (Intro - Piano mélancolique et sourd, un battement de cœur en fond qui s'accélère légèrement) (Voix calme et posée) On compte les morts, on compte les points... Mais à la fin, on ne compte que les absents. Des visages, des sourires, des futurs volés. Au nom de quoi ? Au nom de qui ? Le silence est devenu notre seule réponse. (Couplet 1) Ibrahim ou Quentin, peu importe l’histoire, les chemins, Fauchés par la haine, broyés par des mains, Qu’on s’appelle Ibrahim ou Quentin, personne devrait mourir, Pour des idéaux qui nous poussent à nous détruire. Des prénoms, des destins, dans des faits divers, Effacés de la carte, plongés dans l’envers, On enterre des jeunesses sous des slogans de fer, Des deux côtés de l’échiquier, c’est le même calvaire. La gauche, la droite, des drapeaux qui se déchirent, Mais c’est la chair qui prend les coups, c’est l’humain qui soupire, On est devenus des pions sur un échiquier de peur, Où la radicalité bat la mesure à chaque heure. (Refrain) On devrait être frères, on devrait se tenir la main, Mais on préfère les tranchées, on se bloque le chemin, Extrême gauche, extrême droite, c’est le même poison, Qui nous fait oublier la vie, qui nous prive de raison. Aucune idée ne vaut une vie, aucune cause n'est si pure, Qu'elle mérite qu'on laisse des familles dans la déchirure, L’humain d’abord, l’humain partout, l’humain avant tout, Avant que le silence ne devienne notre seul partout. (Couplet 2) Le débat est mort, tué par l'insulte et la menace, Chacun dans son camp, refusant de laisser la place, On pointe du doigt l'autre, on le traite d'ennemi, Mais qui construit les cercueils quand la haine est finie ? Les politiques prêchent, les extrêmes s'excitent, Et ce sont les anonymes qui paient la note, qui subissent la suite, On instrumentalise la mort pour vendre des programmes, On se nourrit du chaos, on joue avec les flammes. C'est ça, le progrès ? C'est ça, la vision du monde ? Une société qui s'effrite et qui s'enfonce dans l'onde ? Non, on doit se soulever, non pas pour le pouvoir, Mais pour redevenir humains, pour sortir du noir. (Pont) (La musique s'arrête net, juste une basse profonde qui pulse) Imaginez une seconde... Juste une seconde. Si Ibrahim, si Quentin, étaient là, devant vous, Est-ce que vous leur parleriez de politique, d'idées, de nous ? Ou est-ce que vous leur diriez "Pardon" ? Pardon d'avoir laissé la haine gagner du terrain, Pardon d'avoir oublié que demain, c'est nous, en commun. (Le beat repart, plus lent, plus solennel) (Couplet 3) La solidarité, c’est pas un mot dans le dictionnaire, C’est une main tendue quand tout devient précaire, Peu importe la couleur, le dogme ou l’appartenance, La seule ligne de conduite, c’est la bienveillance. On est tous fragiles, on est tous sur le fil, Une balle, un coup, une haine et tout devient futile, Il faut casser les codes, il faut brûler les clivages, Avant que ce pays ne devienne un simple naufrage. Qu'on soit Ibrahim, Quentin, ou n'importe quel passant, On a tous la même peur, on a tous le même sang, Il est temps de se rappeler que l'humain est précieux, Et que la vie se gagne en ouvrant les yeux. (Refrain) On devrait être frères, on devrait se tenir la main, Mais on préfère les tranchées, on se bloque le chemin, Extrême gauche, extrême droite, c’est le même poison, Qui nous fait oublier la vie, qui nous prive de raison. Aucune idée ne vaut une vie, aucune cause n'est si pure, Qu'elle mérite qu'on laisse des familles dans la déchirure, L’humain d’abord, l’humain partout, l’humain avant tout, Avant que le silence ne devienne notre seul partout. (Outro) (Ambiance sonore qui s'apaise, bruits de ville lointains) L'humain d'abord. Ibrahim. Quentin. Tous les autres. Au-delà du bleu, au-delà du rouge. Il reste quoi ? Il reste nous. Et nous, on ne veut plus de morts. On veut juste vivre... ensemble. (Fade out sur une note de piano longue et pure)



