Si j’avais trois vies,
 J’en donnerais deux pour t’épouser.
 Et dans la troisième peut-être
 Je me perdrais à t’imaginer. Assis seul dans un café,
 À écrire des romans fragiles.
 Un appartement près de l’eau
 Et des livres empilés tranquilles. (Pré-refrain)
 Des amis qui rient tard le soir,
 Et le temps qui n’a plus d’histoire. (Refrain)
 Si j’avais trois vies,
 Je te choisirais deux fois.
 Et la dernière peut-être,
 Je la passerais loin de toi. À chercher dans l’aube claire
 Ce que l’amour laisse derrière.
 Et parfois je me dirais
 Que je t’aimais déjà. (Couplet 2)
 Je serais plus léger qu’avant.
 Végétalien, presque sage.
 Je courrais contre le vent,
 Comme pour changer de paysage. Films d’auteur, le vendredi.
 Marchés fermiers sous les lampions.
 Un martini à minuit
 Dans un costume trop ambitieux. (Pré-refrain)
 Une montre lourde au poignet
 Pour oublier les années. (Refrain)
 Si j’avais trois vies,
 Je te choisirais deux fois.
 Et la dernière peut-être,
 Je la passerais loin de toi. À chercher dans l’aube claire
 Ce que l’amour laisse derrière.
 Et parfois je me dirais
 Que je t’aimais déjà. (Pont)
 Je marcherais sur une plage,
 Au lever du premier soleil,
 Cherchant dans les coquillages
 Une spirale presque parfaite. Les traces de l’eau sur le sable
 Effaceraient tous mes projets.
 Et je me demanderais
 Si je t’aurais rencontrée. (Refrain final)
 Si j’avais trois vies,
 J’en brûlerais deux pour toi.
 Et la troisième peut-être
 Se souviendrait de nos pas. Dans le vent venu de la mer,
 Entre les jours et les hivers,
 Je me demanderais parfois
 Si je t’aurais trouvée. (Outro)
 Si j’avais… trois vies.