
Elle s’est faite chienne pour exister, Rampant sous ses pieds pour être aimée. Lui, caressait ses chiens, pas son amour, Elle suppliait, affamée de retour. Son cœur s’est plié comme un roseau, Mendiant des miettes d’un faux cadeau. Elle jouait la bête pour qu’il la voie, Mais lui ne regardait jamais droit. Trois hommes, trois cercueils alignés, Trois amours qu’on n’a pas su garder. Elle a donné l’âme, le sang, la foi, Mais personne pour rester dans ses bras. Son cœur saigne mais il bat encore, Elle part seule, et danse plus fort. 🎵 Le deuxième a fui la lumière vive, Papillon brûlé avant la dérive. Il tremblait devant l’intensité, L’ombre l’a avalé sans pitié. Elle tendait la main, il reculait, Lui montrait le ciel, il s’enchaînait. Chaque "je t’aime" devenait vertige, Il noyait l’amour dans ses propres litiges. 🎵 Trois hommes, trois cercueils alignés, Trois miroirs qu’elle a tenté de sauver. Elle a porté plus que ses propres poids, Mais aucun n’a su tenir droit. Son cœur saigne mais il bat encore, Elle part seule, et brûle plus fort. Le dernier n’a même pas levé les yeux, Occupé à sa propre danse des peurs. Il parle sexe pendant qu’elle crée des mondes, Ignorant la Reine au parfum d’offrande. Elle chante, il n’écoute même pas, Son art, sa lumière, il n’en voit pas. Lui réclame l’attention qu’il ne sait donner, Sabote son trésor pour pouvoir s’échapper. "Aucun homme n’a su la voir vraiment, Aucun n’a soutenu son firmament. Son amour, pur, immense, incandescent, Ils l’ont éteint par peur d’être vivant." 🎵 Trois hommes, trois cercueils gravés, Trois cœurs qui ont fui sa vérité. Elle a offert le feu, l’or et la peau, Mais aucun n’a su plonger dans l’eau. Son cœur saigne mais il crie encore, Elle part seule, Reine, plus fort. "Elle s’éloigne du village, Laisse derrière les fantômes sans courage. Son cœur est brisé, mais sa lumière est intacte, L’amour qu’ils n’ont pas su honorer… elle se l’offre enfin, intact."[Fondu instrumental] [Fin]

