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[Video]L'Épaisseur du Vide !!

HOOKS https://suno.com/@azmognie/hook/36d15b17-aad3-40eb-bfa0-62156abe50be - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- [ Y O U T U B E ] ▶️ https://youtu.be/wergxy9wr70?si=-IpHutRy3tc50Il1 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- 🇫🇷 Version française 🟦⬜🟥 🇺🇸 English Version ⬜🟥⬜ Version française 🟦⬜🟥 vidéo disponible dans les Hooks ............................... English Version ⬜🟥⬜ video available in the Hooks Ils accumulent les lignes pour s'inventer un phare. Mais l'encre ne sauve pas ceux qui s'égarent. Regarde-les s'asseoir sur des montagnes de papier... Des esprits de vitrine qui n'ont jamais marché. Je les croise dans les rames, le dos courbé sur l'imprimé. Ils s'achètent des postures au poids du papier. Ça respire le grand style, ça se croit au-dessus de la masse, Ça consomme du concept, ça se donne de la classe. Mais gratte un peu la tranche, regarde sous la reliure : Derrière les grands mots, y'a pas l'ombre d'une fêlure. C’est l’élite du néant, les champions du malentendu, Ils ont dévoré des siècles, mais ils n'ont rien entendu. Ils s'habillent de citations comme on met du parfum, Pour masquer l'odeur fade de leur esprit commun. Ils pensent que lire c'est être, ils pensent que lire c'est voir, Mais ils traversent la vie comme un angle mort dans le noir. On les retrouve le soir, le dictionnaire en bandoulière, Ça distribue les bons points, ça joue les clercs de lumière. Ça parle de "paradigme" pour masquer le grand rien, Ça cite trois philosophes pour humilier le voisin. Des pilleurs de sépultures, des videurs de cerveaux, Qui s'habillent en dimanche avec les mots des morts. Ils n'ont jamais saigné, ils n'ont jamais trahi, Ils ont juste surligné les drames d'autres vies. Ils ont l'adjectif rare et la syntaxe pointue, Mais pose une question simple... et l'armée est battue. Ils s'injectent des chapitres comme on prend un venin, Pour oublier l'absence de leur propre destin. Ils pensent que lire c'est vivre, ils pensent que lire c'est savoir, Mais ils ont enfermé leur âme dans un tiroir. Ils accumulent les lignes pour s'inventer un phare... Mais l'encre ne sauve pas ceux qui s'égarent. Si je leur écrivais cent pages sur leur propre cécité, Ils en feraient une critique pour briller en société. C’est le triomphe des faux-semblants, la foire aux vanités : Des bibliothèques pleines... pour des cerveaux désertés. Ils chercheraient le style, ils analyseraient l'impact, Sans voir que le miroir vient de voler en éclats. Ils mourront érudits, blindés de certitudes, Enterrés sous le poids de leur propre hébétude. Le papier les protège de la foudre et du vent, C’est tellement plus facile que d'être juste vivant. Ils empilent les volumes comme on dresse un linceul, Pour ne pas avouer qu'au fond... ils sont si seuls. Ils pensent que lire délivre, ils pensent que lire fait foi, Mais ils crèveront savants, gelés sous leur effroi. Alors lisez ! Consommez ! Devenez l'encre et la colle ! Regardez le monde réel qui s'effondre et s'envol ! Soyez de beaux cadavres reliés en cuir de veau, Des génies de papier qui n'auront pas de mots ! Pas un cri de révolte, pas une larme de chair, Juste des notes de bas de page pour habiller l'enfer. Votre prétendue lumière n'est qu'un phare de ciment, Vous commentez la vie... mais vous passez devant. Fermez les yeux. Tournez la page. Le livre est vide. Fin du voyage. ------------- 🇫🇷 Version française 🟦⬜🟥 🇺🇸 English Version ⬜🟥⬜ They stack up lines to invent themselves a lighthouse... But ink cannot save those who lose their way. Look at them sitting on mountains of paper... Shop-window minds that have never walked a day. I cross paths with them in the train cars, backs bent over the print. They buy themselves postures at the weight of paper. It breathes grand style, it thinks it's above the mass, It consumes concepts, it gives itself class. Look a bit closer at the edge, look under the binding: Behind the big words, there isn't the shadow of a crack. It’s the elite of nothingness, the champions of misunderstanding, They have devoured centuries, but they've heard nothing. They dress in quotes like one wears perfume, To mask the bland odor of their common mind. They think reading is being, they think reading is seeing, But they walk through life like a blind spot in the dark. We find them at night, dictionary slung over the shoulder, Handing out gold stars, playing the clerical lights. They talk about "paradigm" to mask the great nothing, They quote three philosophers to humiliate the neighbor. Graverobbers, brain-emptiers, Dressed up in their Sunday best with the words of the dead. They have never bled, they have never betrayed, They've just highlighted other people's tragedies. They have the rare adjective and sharp syntax, But ask a simple question... and the army is defeated. They inject themselves with chapters like taking a venom, To forget the absence of their own destiny. They think reading is living, they think reading is knowing, But they've locked their soul away in a drawer. They stack up lines to invent themselves a lighthouse... But ink cannot save those who lose their way. If I wrote them a hundred pages on their own blindness, They'd turn it into a critique to shine in polite society. It’s the triumph of pretense, the vanity fair: Full libraries... for deserted brains. They'd look for the style, they'd analyze the impact, Without seeing that the mirror has just shattered into pieces. They will die erudite, armored in certainties, Buried under the weight of their own stupor. Paper protects them from lightning and wind, It’s so much easier than just being alive. They pile up volumes like dressing a shroud, So they don't have to admit that deep down... they are so alone. They think reading delivers, they think reading makes truth, But they’ll croak as scholars, frozen beneath their dread. So read! Consume! Become the ink and the glue! Watch the real world collapse and take flight! Be fine corpses bound in calfskin, Paper geniuses who won't have words of their own! Not a cry of revolt, not a tear of flesh, Just footnotes to dress up hell. Your so-called light is nothing but a cement lighthouse, You comment on life... but you walk right past it. Close your eyes. Turn the page. The book is empty. End of the journey.