
(Couplet 1) Une cloche fêlée compte les absents La poussière tombe sur les bancs Dans la cour de l'école, un cartable sans nom Attend sous la pluie près d'un mur de béton Les prières montent, les ordres descendent Et les mères apprennent à parler aux cendres Un drapeau déchiré couvre un visage On promet le ciel pour justifier l'orage (Pré-refrain) Mais sous chaque uniforme, sous chaque prêcheur Il y a des mains tremblantes et la même peur (Refrain) Qui gagne quand la terre avale nos enfants ? Qui répond quand le silence devient plus grand ? Nous ne sommes pas nés pour brûler les frontières Ni pour rendre un Dieu coupable de nos colères Que les fusils se taisent, que les pierres devienne maison Que la paix trouve enfin le chemin de nos voix Nous ne sommes pas nés pour apprendre à haïr Il reste une porte, il reste un avenir (Couplet 2) Dans un temple, une mosquée, une vieille chapelle Des voix cherchent la lumière sous les mêmes étincelles Les livres dans les mains ne sont pas des armes Et nul ciel ne demande autant de larmes La ville a perdu ses fenêtres et ses noms Les sirènes remplacent les chansons Pourtant dans la cave, un enfant dessine Un soleil jaune au-dessus des ruines (Pré-refrain) Qui gagne quand la vérité porte un uniforme ? Qui soigne les blessures que la victoire déforme ? (Refrain) Nous ne sommes pas nés pour brûler les frontières Ni pour rendre un Dieu coupable de nos colères Que les fusils se taisent, que les pierres deviennent maison Que la paix trouve enfin le chemin de nos voix Nous ne sommes pas nés pour apprendre à haïr Il reste une porte, il reste un avenir (Pont) Si nos mains savent détruire Elles savent aussi bâtir Un banc, une école Une raison de revenir Laisse tomber les dogmes qui dressent les frères Aucun enfant ne devrait hériter de la guerre Pas au nom du ciel Pas au nom du sang Pas au nom des frontières Pas au nom des grands (Refrain) Nous ne sommes pas nés pour brûler les frontières Ni pour rendre un Dieu coupable de nos colères Que les fusils se taisent, que les pierres deviennent maison Que la paix trouve enfin le chemin de nos voix Nous ne sommes pas nés pour apprendre à haïr Il reste une porte, il reste un avenir (Outro) Même au milieu des ruines Nous pouvons choisir De nous tenir debout, de nous parler, de reconstruire La cloche fêlée s'éteint dans le vent Et quelqu'un prononce le nom des vivants

